Lettre au Préfet de l’Aisne.

Le Collectif 2035 a fait parvenir cette lettre au Préfet de l’Aisne

Monsieur le Préfet,

Le collectif 2035, très soucieux du projet de poulailler industriel à Cœuvres-et- Valsery, vous prie de bien vouloir prendre en considération les points suivants :

1) Le permis de construire a été voté et attribué sans la présentation de l’évaluation environnementale qui était demandée par les services de la Dreal. Il est curieux que les services de l’unité ICPE de la DDT de la préfecture aient émis un avis favorable sur ce permis (17 août 2017) alors que la consultation publique n’avait pas eu lieu et que l’Autorité environnementale soumettait quelques jours après (21 août 2017) ce projet à évaluation environnementale.

2) Les conseils municipaux des communes concernées par les épandages se sont prononcés contre ce projet.

La proximité du Rû de Retz et la forte pente en limite du terrain du parcours des poules, propice au ruissellement vers le village, inquiète quant à la pollution de ses eaux et des terres en aval qui pourra facilement atteindre la ZNIEFF de la vallée du Rû de Retz et de ses affluents.

3) Le contenu du dossier qui a été soumis à la consultation du public ne correspond pas à ce qui est annoncé par M. Pamart dans sa lettre publique. Le dossier présenté en Mairie n’est donc pas le dossier final et est à ce titre incomplet. De plus, il ne comprend pas l’évaluation environnementale que ce projet nécessite.

4) La pétition initiée par le collectif 2035 et des habitants de communes concernées a reçu 38 000 signatures, ce qui montre à quel point la population est sensible aux problèmes de ce type d’élevage : antibiotiques, concentration d’un grand nombre d’animaux dans un petit périmètre, risque de pollution des nappes phréatiques et des rivières, épidémies dont on entend fréquemment parler.

5) Les normes nationales et européennes semblant devoir évoluer vers des élevages de moindre ampleur, il est nécessaire d’adapter les créations nouvelles à des perspectives pérennes, et de ne pas se précipiter pour enraciner un modèle qui deviendra prochainement obsolète et non viable.

6) Pour ces raisons, et d’autres figurant dans la pétition initiale, nous demandons l’ouverture d’une enquête publique.

En vous remerciant de votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de notre considération distinguée,

Le collectif 2035