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Une coopérative alimentaire et autogérée en gestation à Villers-Cotterêts

A l’initiative des Jardins de la Fontaine Pareuse, une coopérative alimentaire et autogérée est en train de se monter à Villers-Cotterêts. Elle répond au joli nom de Cocori’coop ! C’est une épicerie gérée par ses clients coopérateurs/trices. Ils choisissent eux-mêmes les horaires et les produits, gèrent l’ouverture de la boutique, les stocks, les commandes, les mises en rayon… tout est défini par les coopérateurs eux-mêmes. Les produits sont choisis pour leurs qualités et vendus à prix coûtant. Plus d’informations sont disponibles sur https://framasphere.org/people/d5d9d5902bcd0137864c2a0000053625.

A Haramont l’éducation populaire n’aurait donc pas dit son dernier mot

Les jardins de la Fontaine Pareuse lancent les DIEP (Dimanches Itinérants de l’Éducation Populaire). Ils se dérouleront un dimanche par mois. Ils visent à rassembler, sur des sujets variés, tout le monde afin de se donner, pendant quelques heures, l’occasion de partager ses idées, savoirs, questions et intérêts, ou de venir découvrir sans aucune exigence de connaissance préalables. C’est ouvert à tou·t·es (et gratuit bien sûr).

Pour initier les D.I.E.P, Elodie et Ludovic de la Fontaine Pareuse ont programmé 6 premières soirées (de mai à octobre) : 12 mai : « Émancipation, Autonomie, Autarcie », 9 juin : « Quelques battements d’ailes avec les abeilles », 28 juillet : « Ça tourne! », la vidéo comme vecteur d’émancipation, 25 août :«  J’ m’essaye à » : La Peinture ! 15 septembre : « J’ai rien à cacher » – Usage des données numériques et notre vie privée, 20 octobre : « Nos déchets ménagers ». Mais si l’envie vous prend de proposer une thématique pour la suite, faites le nous savoir, les DIEP sont fait pour ça!

Le premier dimanche, le 12 mai de 17h à 20h, aura lieu au Dôme des Jardins de la Fontaine Pareuse à Haramont autour du thème :Émancipation, autonomie, autarcie.
S’éclairer, se nourrir, faire chauffer de l’eau, ouvrir une porte… nous n’avons jamais été aussi dépendants pour réaliser des gestes aussi simples. Dépendants des systèmes machiniques et de ceux qui les font fonctionner, mais aussi du système marchand devenu lui-même incontrôlable.Comment s’émanciper dans de telles conditions ?  Déserter, rompre le rang, se retirer, devenir, autarcique : est-ce souhaitable quand bien même ce serait possible?  Comment devenir autonome sans se couper du monde ? La réflexion animée par Cyril Legrand.

Recherche figurants pour un film

Elzevir Films est à la recherche de figurants pour le long métrage « L’Horizon » d’Emilie Carpentier. Le film mettra en scène une ZAD défendues par des militants écologistes, des agriculteurs, et habitants de la ville, et pour cela, la société de production est à la recherche de figurants, hommes/femmes, minimum 16 ans, toutes origines. Ce casting est ouvert à tous.
Le tournage aura lieu à Haramont le deux dernières semaines de Juin.
Elzevir a pour habitude de travailler avec des structures publiques, sociales, associatives, militantes et de mettre en avant des non- professionnels du cinéma qui se rapprochent des profils qu’ils filment. Rémunération selon la convention collective.

Résumé du film : En grande banlieue nord-parisienne. Anja, 18 ans, d’origine sénégalaise, est attirée par Arthur, métis et fils d’agriculteur. Elle se cherche et découvre la sphère alternative de la ZAD qui lutte contre un projet de centre commercial expropriant les terres agricoles. Entre révolte juvénile et rencontre amoureuse, Anja se fraye à tâtons un chemin vers son avenir

Merci d’envoyer vos candidatures avec Nom, Prénom, numéro de téléphone, ville de résidence et photos à l’adresse suivante :

castorizon@gmail.com

Un centre de méthanisation à La-Ferté-Milon ?

Un projet de création d’une unité de méthanisation est en cours à La Ferté Milon dans l’espace attenant à l’endiverie, rue Saint-Lazare. Le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables est une nécessité qui n’est plus à argumenter. Mais comme on le sait « le diable est dans les détails » et quand il y a problème, c’est la plupart du temps dans la manière dont certains de ces projets – souhaitables en soi, qu’il s’agisse d’éoliennes, de panneaux solaires ou de méthaniseurs – sont menés. La création du Collectif National Vigilance Méthanisation et les travaux du Conseil Scientifique National pour une Méthanisation raisonnée en sont le signe et la manifestation de la nécessaire organisation d’une réaction face à ces projets. Le projet de la Ferté Milon pose un problème du fait de la proximité des habitations. Bien sûr la distance légale d’une telle installation par rapport aux habitations est légalement de 50 mètres – et l’habitation la plus proche se trouvera à … 53 mètres – mais est-ce que cela retire quelque chose aux problèmes que l’implantation de cette unité de méthanisation va poser aux riverains et est-ce que l’implantation de méthaniseurs en ville est un choix cohérent en termes d’aménagement du territoire? On peut se demander si les conditions de sécurité et le contrôle des nuisances telles qu’elles sont décrites dans le dossier soumis à agrément – puisqu’il s’agit d’une installation classée soumise à déclaration – sont correctement évaluées, anticipées et respectées. Il est extrêmement difficile de rentrer dans les débats techniques, mais on sait par exemple que sur un site où il y a eu des problèmes d’incendie, les pompiers ont créé une zone de sécurité de 200 mètres autour du site, ce qui inclut dans le cas du projet de La Ferté Milon un nombre important d’habitations et de populations qui ne sont pas prises en compte réglementairement dans le dossier. Et dans tous les cas, il reste néanmoins 2 problèmes majeurs : les odeurs (en plus des déchets d’endives, il y aura par exemple 1500 tonnes de pulpe de betterave stockées en plein air) d’autant plus préoccupantes que les vents dominants – soufflant du sud-ouest – pousseront les odeurs vers les habitations – et le bruit (70dB en permanence et 60dB toute la nuit, avec la distance cela devrait d’après les porteurs de projet aboutir à 42dB). Le 3ème problème structurel est celui de la circulation des camions. Il faudra quelques milliers de camions pour faire transiter les 24.000 tonnes de matières (déchets puis digestat) qui entreront et sortiront de l’unité – les 12000 tonnes de déchets d’endives n’entrant pas dans ce calcul puisqu’elles viendront du site lui même . Ce problème ne concerne pas seulement les riverains immédiats, il touchera aussi bien les populations qui sont incommodées par le trafic déjà très intense à La Ferté Milon et les collectivités locales qui ont à entretenir ce réseau mis à mal par la circulation. Enfin le dernier problème majeur pour les riverains est celui du préjudice qu’entraine sur le plan de la valorisation immobilière une installation industrielle qui repousse les acheteurs potentiels de logements situés à proximité de ce type d’installations. L’émoi est grand dans la population et les riverains les plus proches sont partagés entre consternation et colère. Tous ceux qui le souhaitent peuvent réagir au projet consultable en ligne sur le site de la préfecture de l’Aisne en participant jusqu’au 20 mars à la consultation soit à la mairie de La Ferté Milon soit en envoyant leurs réactions à l’adresse ddt-participation-public-icpe@aisne.gouv.fr. Il est aussi possible de signer la pétition et l’envoyer à l’adresse du collectif qui transmettra au collectif des riverains.

Questionnaires du grand débat

Il est de multiples domaines scientifiques ou plus largement universitaires où l’analyse de la formulation des questionnements et de son influence sur les réponses que celle-ci induit fait partie de la formation de base. Le parcours rapide du questionnaire du chapitre « fiscalité et dépenses publiques » du « Grand débat » laisse quelque peu perplexe. On ne peut pas imaginer que les rédacteurs de ce questionnaire n’ont pas suivi une de ces formations. Alors comment interpréter l’intitulé de la première question : « Afin de réduire le déficit du service public de la France qui dépense plus qu’elle ne gagne, pensez-vous qu’il faut avant tout : … » ? Est-ce qu’une telle formulation ne serait pas une manière de fermer le débat ou plus encore de l’enfermer ? Et que dire des solutions qui sont proposées au choix citoyen à partir de cette question :  « réduire la dépense publique », « augmenter les impôts », « faire les deux en  même temps », « je ne sais pas »? Comment peut-on poser sans la moindre réserve intellectuelle quant à leur validité des formulations comme  « la dépense publique », « les impôts » ? Et ça continue sur le même registre : « afin de baisser les impôts et réduire la dette, quelles dépenses publiques faut-il réduire en priorité? Les dépenses de l’état? les dépenses sociales? les dépenses des collectivités territoriales? je ne sais pas ? » Il manque juste « je ne choisis pas parce que je suis de mauvaise foi et de mauvaise volonté ? » mais c’est parce que ça a échappé au rédacteur dans un moment de distraction… Des rumeurs évoquent un possible « référendum à questions multiples », est-ce que ce QCM du grand débat ne servirait pas de sondage rapide, de tour de chauffe en vue de ce possible référendum et de la formulation de ses questions ? Le pire n’est jamais sûr ? est-ce si sûr ?

Grand débat ou pas…

Faut-il se saisir de l’opportunité du grand débat? On pourrait poser la question a contrario et se demander s’il faut refuser de débattre. Est-ce qu’adopter une telle attitude, ce n’est pas une façon de refuser le dialogue, de renoncer à une chance de faire avancer les choses, voire préférer la violence, refuser de se salir les mains en risquant d’aller vers des compromis, des demies mesures. Et si comme souvent, c’était cette alternative même qui était piégeuse. Et s’il fallait en sortir? Ne pas considérer que le seul choix est de participer ou de ne pas participer. Une voix s’élève pour donner des arguments pertinents à ce refus du piège, celle de Bruno Latour.

Dans un formidable article de Reporterre, il développe une voie qui serait à saisir. L’urgence n’est pas celle d’un grand débat. Dans le  meilleur des cas, celui-ci va s’apparenter à une sorte de sous « sondage » puisque celui-ci ne respectera même pas les statistiques comme le font les instituts. Et ce n’est pas le bon destinataire : « Comment l’État peut-il répondre à 600.000 opinions ? Il ne fera que choisir deux ou trois trucs et se modifiera à la marge. Ce n’est pas à l’État qu’il faut s’adresser. » Il faut que la société civile s’adresse à elle-même et établisse l’équivalent toutes choses égales par ailleurs de ce que furent les cahiers de doléance à la veille de la Révolution de 1789. L’article démonte très finement les raisons pour lesquelles cette perspective s’impose. Nous ne le répéterons pas en plus mal, nous y renvoyons plutôt. Mais cela dessine des tâches possibles dans la description de ce qui est ce dont chacun a besoin concrètement, localement. Le fait que cette parole et ce projet surgissent à un moment où la société bouge renouvelle la perspective des « colibris » qui pouvait être critiquée dans la mesure où elle faisait implicitement l’impasse sur la nécessité de faire aussi bouger les choses en s’attaquant en même temps à un niveau global.

Projection du film « C’est pas fini » à Château Thierry

Beaucoup d’entre nous se souviennent de la mobilisation qui a eu lieu ces dernières années contre l’exploitation du pétrole de schiste alors que l’état avait octroyé au pétrolier  Toréador le permis de recherche et d’exploitation de Château-Thierry.
Anne de Galzain, réalisatrice, s’installe dans la région en août 2013. Elle découvre cette mobilisation et rejoint le Collectif du Pays Fertois et décide de « se battre caméra à la main ». Elle enregistre au fil des mois des moments de cette lutte. Elle décide d’en faire un film et réalise quelques interviews de membres du collectif qui en éclairent l’histoire. Aujourd’hui le film est terminé. Il s’intitule  « C’est pas fini » et retrace l’histoire de cette résistance : l’installation d’une plateforme à Jouarre en Seine-et-Marne sur le permis de Château-Thierry par le pétrolier américain Hess Oil, au lendemain des grandes manifestations qui ont conduit à la loi Jacob empêchant toute exploitation des gaz et pétrole de schiste en France, la création du collectif, le bras de fer entre celui-ci, les autorités françaises et le pétrolier, l’activité incessante des membres du collectif pour déjouer les pièges administratifs et juridiques et finalement la manière dont il va gagner contre le pétrolier.
« C’est pas fini » sera projeté au cinéma de Château-Thierry le dimanche 27 janvier à 18h30.
Anne de Galzain le présentera et la projection sera suivie d’une rencontre autour d’un pot.
Allons-y nombreux.

Pétition pour sauver la forêt

Pour la forêt française, notre bien commun

« La planète Terre n’a pas besoin d’émissions de CO2 supplémentaires. Elle a besoin de résilience et de forêts qui la refroidissent. » C’est en ces termes que le 25 septembre 2017, 190 scientifiques de la communauté internationale ont interpellé les responsables de l’Union Européenne, posant ainsi en termes clairs l’enjeu vital pour la biosphère d’une gestion forestière réellement durable.

La forêt n’est pas un objet de spéculation financière de court terme !

C’est le rempart de nos enfants face à une crise écologique et climatique qui s’emballe. C’est l’eau potable, la biodiversité et la résilience, l’épuration de l’air, le stockage d’une partie du carbone en excès dans l’atmosphère et la possibilité d’en stocker dans le bois matériau. C’est aussi notre lieu de connexion avec la Nature. Renoncer à tous ces bienfaits serait pure folie. C’est pourtant ce qui se profile en Europe et en France, métropolitaine comme dans les départements ultramarins, avec les incitations croissantes à transformer les forêts pour satisfaire des appétits industriels de court terme non soutenables. Comble du cynisme, ces orientations sont présentées depuis le Grenelle de l’environnement sous couvert d’écologie.

Les forêts publiques françaises incarnent particulièrement ces enjeux. Bien qu’elles ne représentent que 25% des surfaces forestières de France métropolitaine, elles correspondent aux coeurs historiques des massifs forestiers. Ce sont des surfaces boisées depuis de nombreux siècles, qui concentrent les écosystèmes les plus matures, et ainsi les stocks de biodiversité et de carbone les plus conséquents de tous les écosystèmes.

Le droit forestier français, vanté dans le monde entier comme une préfiguration historique du concept de gestion durable, consacre la forêt comme bien commun. Il prévoit des outils de protection des forêts privées et publiques par les pouvoirs publics.

Pourtant le principal instrument de cette politique, l’Office National des Forêts, subit un véritable détournement de ses missions d’intérêt général. La privatisation en cours de ses activités régaliennes préfigure la disparition de ce service public et une politique forestière au rabais. Ces évolutions actuelles à l’ONF et celles à l’oeuvre dans le privé menacent de tirer vers le bas toutes les « garanties de gestion durable », en forêt publique comme en forêt privée.

La démarche de privatisation de l’Office National des Forêts, et l’industrialisation croissante qui l’accompagne doivent être reconsidérées au regard des multiples enjeux des forêts pour la société d’aujourd’hui (climat, biodiversité, emploi et économie). La notion de bien commun impose par ailleurs que la société civile prenne part aux décisions forestières, et dispose d’un droit de regard sur la gestion des forêts publiques qu’elle reçoit en héritage et doit transmettre à ses enfants.

Nous soussignés, citoyens et représentants d’organisations concernés par le sort de la biosphère, réunis ce 25 octobre 2018 au pied des chênes pluri-centenaires de la Forêt Domaniale de Tronçais, demandons solennellement la convocation d’un grand débat public, que la forêt française mérite aujourd’hui plus que jamais depuis plus d’un siècle.

Mobilisés, vigilants et unis, nous entendons nous rencontrer régulièrement pour débattre des orientations cruciales de la politique forestière, élargir et amplifier la dynamique enclenchée ce jour.

« Le temps des forêts » dimanche 4 novembre à 18h au Cinéma de Villers-Cotterêts

« La forme d’une ville change plus vite hélas/Que le cœur d’un mortel » … Baudelaire écrit de la plus belle façon ce que les hommes ont sans doute toujours vécu : la transformation de la réalité qui les entoure est toujours en avance sur la perception qu’ils en ont. Mais ceci s’est accéléré de manière exponentielle ces dernières décennies.

On pourrait dire en déclinant ces vers et en en faisant un inventaire à la Perec : « La forme d’un village … celle  de la campagne… de la forêt/change plus vite que l’idée que nous en avons ». Ce retard de la conscience sur la transformation du réel, s’il est naturel, est aujourd’hui problématique. Il nous plonge dans une rêverie somnambule où, en dépit de tout, nous croyons que les choses continuent à être ce qu’elles étaient. C’est la source d’une désespérance quand soudain nous constatons que les réalités auxquelles nous sommes le plus attachés ont disparu. Et cela nous désarme nous rendant réticents aux alertes sur l’agriculture intensive qui devraient pourtant bien entamer ce rêve de campagne que nous avions, le glyphosate et autres pesticides font mauvais ménage avec une vision bucolique de la nature. Dans la même perspective, on ne peut que mesurer le recul toujours grandissant dans les villages de la dimension communautaire qu’ils incarnaient dans l’imaginaire et la montée d’une autre réalité, celle d’unités d’habitation plus anonyme, apparentées à des « cités dortoir » et à des banlieues.

La forêt est sans doute une de ces réalités mythiques qui résiste encore. Elle appartient toujours à l’univers des contes et  participe d’une nature sauvage. Le film « Le temps des forêts » vient entamer passablement nos illusions. Le glissement des espaces forestiers vers un statut d’usine à bois y est bien repéré ainsi que bien d’autres transformations qui ne sont que la marque du libéralisme et du productivisme sur cet objet particulier qu’est la forêt. Nous vous invitons à venir nombreux à la projection du film aux Cinémas de Villers-Cotterêts, dimanche 4 novembre à 18h. La projection sera suivie d’un débat.

 

 

Appel de l’Association de Sauvegarde de la Vallée Sereine pour déposer un recours contre le poulailler de 40.000 poules à Cœuvres

Une situation préoccupante

La région du sud de l’Aisne est une région de grandes propriétés agricoles essentiellement céréalières. Les évolutions économiques (modification de la PAC, variations des cours des céréales) poussent les propriétaires d’immenses domaines à chercher à se diversifier. La multiplication des projets d’élevages de taille industrielle montre qu’ils cherchent du côté de l’élevage. En quelques mois ont éclos une bonne demie douzaine de projets de poulaillers de 30.000, 40.000 poules pondeuses ou de chair, voire plus encore. On sait qu’en dépit des normes administratives qui encadrent ces élevages, ceux-ci ne permettent pas des conditions satisfaisantes ni sur le plan de l’environnement ni sur le plan de la manière dont les animaux sont traités. Enfin il est clair que parmi les raisons d’opposition aux modes d’élevages en batterie, l’opposition à la maltraitance animale est une de motivation importante. Comment imaginer que celle-ci ne résulte pas pour ainsi dire automatiquement d’une concentration de  40.000 poules dans un même enclos.

Une volonté de résistance à ces projets

L’association SAUVEGARDE DE LA VALLEE SEREINE qui avait été créée pour lutter (victorieusement) contre un projet de poulailler de ce type, il y a plus de 10 ans, s’est remobilisé contre le projet. Une pétition en ligne a été lancée sur MesOpinions (Non aux40.000 poules pondeuses à Cœeuvres-et-Valsery) qui a recueilli près de 40.000 signatures en quelques jours.

L’association a déposé un recours en mairie contre le permis de construire en particulier parce que l’implantation du projet ne respectait pas les limites d’une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Malheureusement ce recours a été rejeté.
Un nouveau recours a été déposé auprès de la Préfecture pour qu’elle reconsidère l’autorisation d’exploiter qui a été donnée au porteur de projet. L’issue d’un tel recours est à présent connue puisque n’ayant eu aucun retour le 8 août, qui était la date limite, nous avons à présent jusqu’au 8 octobre (et non jusqu’au 28 juillet comme nous l’avions écrit) pour déposer un recours contentieux qui est désormais la seule procédure possible du fait que le recours gracieux n’a pas eu gain de cause.

Un appel aux dons

Un recours contentieux n’a de chance d’aboutir que s’il est suivi par un avocat. Cela entraîne des frais que ne peuvent pas assumer les seuls membres de l’association. Nous avons besoin de réunir 1.500€ pour couvrir ces frais. Et c’est la raison pour laquelle nous faisons appel à la générosité de tous ceux qui désapprouvent de tels projet.

Pour verser un don, c’est ici

Nous avons mi-août recueilli un peu plus de 400€. Nous comptons relancer une campagne pour boucler le budget des frais d’avocat.

Et si vous voulez entrer en contact avec l’association ou y adhérer, envoyer vos mails à : sauvegarde.vallee.sereine@laposte.net