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Les récoltes de la honte

30 personnes ce dimanche 21 février au cinéma Les Clubs de Villers-Cotterêts, où nous avons programmé avec Vincent le film « Les récoltes de la honte ».
C’est un documentaire de la série des « Cash investigation » qui a sorti il y a peu le documentaire sur les conséquences de l’utilisation massive de pesticides.
Vous avez peut-être vu que cela a provoqué une énorme manifestation dans le bordelais. Continuer la lecture de « Les récoltes de la honte »

Projet Permaculture au Relais Nature du Fournet

Le Relais Nature du Fournet est situé en forêt de Retz, dans le Buisson de Walligny, sur la Commune de Coyolles, dans l’Aisne.

Il bénéficie de l’usage d’une maison forestière de l’ONF restaurée par l’association pour accueillir des groupes en situation de loisirs, de formation, d’animation ou simplement d’hébergement pour marcheurs et autre randonneur.

Sa situation privilégiée en milieu forestier et l’espace dont il dispose lui permet d’envisager la création d’un jardin cultivé dans le respect de la qualité des produits récoltés et du milieu environnant.
Il pourrait s’inscrire dans une pensée, une philosophie proche de celle répandue par Pierre Rabhi pour accentuer la prise en compte de la nature et des rythmes de vie.

Le Relais Nature fonctionne actuellement en autonomie et couvre ses besoins en énergie électrique grâce à une installation photovoltaïque et pour l’eau, grâce à un puits qui puise directement dans la nappe phréatique dont il dépend.

Ce lieu, après la mise en place d’une parcelle vouée à la culture de tous les produits consommables issus d’une agriculture saine et mesurée, pourrait être envisagé selon les orientations suivantes :

  • Mise en situation pour les groupes, les individuels qui ont besoin de conseils, de méthodes de culture pour envisager leur propre jardin
  • formation
  • pépinière pour le modèle à développer
  • vente des produits récoltés

Ce projet est en réflexion et tout est à créer. Il sera mise en forme et en œuvre sous le couvert de l’association avec les idées de chacun qui paraîtront les plus adaptées aux valeurs à mettre en oeuvre, qui s’inscrivent dans le développement durable, le respect de la terre, le respect de l’humain, la production en abondance et la redistribution des surplus.

Il s’agira de définir le déroulement de la mise en place, « l’approche philosophique et écologique », les besoins matériels.

Toute personne qui souhaite s’associer et participer à la mise en place de ce jardin cultivé et partagé, sera la bienvenue.

DEMAIN le film … encore et toujours

Rappelons que le collectif 2035 est le résultat de l’effet produit sur quelques uns d’entre nous par le film « DEMAIN ». Tous ceux qui sont intéressés par le mouvement que ce collectif entend animer et maintenir partagent en gros les analyses, les valeurs et les directions que le film porte et développe. Mais le constat que le film fait de ce qu’est aujourd’hui l’état du monde nous semble tellement évident que nous en oublierions presque qu’autour de nous ces simples constats portant sur la situation écologique et sociétale ne sont pas du tout évidents ni unanimement partagés.
Le film « DEMAIN » continue d’avoir un écho formidable. C’est un spectacle qui déclenche à la fois des prises de conscience et la volonté de ne plus rester inactif. Il peut donc être pour nous une manière de toucher nos voisins, nos amis, une manière de les amener à entendre et à rejoindre les actions que nous menons. Nous avions envisagé de projeter le film dans nos villages, mais les contraintes de l’exploitation ne permettent pas de le faire avant que le DVD ne sorte et à des coûts importants puisqu’une projection privée coûtera près de 250€.
Nous nous sommes donc retournés vers les cinémas proches de nous Les Clubs à Villers et le Jean Racine à La Ferté Milon. Vincent est d’accord pour une reprogrammation à Villers et nous avons obtenu que le Racine à la Ferté-Milon le programme le vendredi 11 mars à 18h et le mardi 15 mars à 20h30.
Il faut nous mobiliser pour y faire venir un maximum de gens.
Nous interviendrons au nom du collectif à l’issue de ces projections.
N’hésitons pas en attendant que les forums soient en place à échanger par mail pour parvenir à ce que ces projections soient un énorme succès.
Pour notre part, nous distribuerons sur Préciamont et Marolles le flyer du Jean Racine, mais aussi probablement un flyer au nom du collectif. Nous comptons aussi appeler ou contacter directement notre entourage pour convaincre de venir aux projections, c’est une chance à ne pas manquer de démultiplier l’écho du collectif.

Réunion du 12 février 2016

Etaient présents :

  • Brieuc Segalen et Catherine Hardy de Soucy
  • Renée Koch et Patrick Besenval de Préciamont
  • Isabelle Lévy de Jouarre
  • Christine Lecq de Montfaucon
  • Noëlle Septier-Saugout de Silly la Poterie
  • Anne de Galzain,
  • Lothaire de Galzain du Moulin de Brisé à Monthiers,
  • Stéphane Colin de Villers Cotterêts,
  • Vincent Oulaï de Villers Cotterêts,
  • Florence Paul de Coeuvre,
  • William Goulain de Pierrefonds,
  • Viviane Grandmougin de Compiègne et d’Ivors,
  • Julie Demange de Marolles

Soit 15 personnes. Tarik Tchektchak, Michel Revelut, Muriel et Christian Doctrinal, Anneke et François Dirson et Dominique Lebouc ont mis un mot pour s’excuser de leur absence.

Là encore c’est encourageant de constater que le collectif rencontre un écho qui conduit de nouveaux participants à le rejoindre.

Le premier point abordé est celui du « site ». Brieuc le présente rapidement et en explique le fonctionnement. Tous les présents le félicitent pour le travail accompli et la qualité du site.

        • Le nom de domaine a donc été acquis (les frais pour le moment ont été assurés par Brieuc et Patrick – il conviendra du reste de créer une mémoire de ces dépenses afin de voir comment on pourra les assumer, sachant qu’un collectif ne peut pas gérer d’argent, à la différence d’une association, c’est un point qu’il faudra aborder)
        • Des droits seront attribués aux membres du collectif (et éventuellement à des personnes ressources non présentes physiquement aux réunions quand cela sera utile pour le collectif) qui leur permettront d’écrire des articles et de les mettre en ligne,
        • La question des commentaires est évoquée et la majorité des participants repoussent la possibilité de laisser n’importe quel consultant du site de commenter les articles, l’expérience commune montre que très vite cela aboutit à des commentaires dépourvus d’intérêt, souvent injurieux et difficiles à gérer.
        • Une possibilité de créer des forums et un abonnement à une « news letter» est également évoquée et envisagée, il faut juste que nous nous donnions un peu de temps pour que le site se rôde.
        • Isabelle accepte de rejoindre Patrick et Brieuc pour contribuer à la gestion du site.

Le second point à l’ordre du jour, c’est d’essayer de commencer à mettre en place des groupes autour de projets concrets. Christine développe les réflexions qu’elles a menées autour de cette question et invite chacun à essayer de définir ces projets en tenant compte d’un certain nombre de paramètres comme :

        • savoir si c’est une action pour laquelle il existe déjà des forces ou des modes d’organisation, ou si au contraire c’est un projet tout à fait nouveau,
        • définir l’inscription du projet dans le temps : court, moyen ou long terme,
        • clarifier s’il s’agit d’action à dominante « individuelle » (par exemple développer un argumentaire sur les fournisseurs d’énergie peut conduire à une décision individuelle de changer de fournisseur, idem pour le choix d’un organisme bancaire…) ou à dominante collective (comme de fonder une structure de partage d’outils, ou une AMAP).

Un tour des participants conduit certains à se rassembler autour de sujets pour lesquels ils partagent un intérêt commun.

    • La question de la monnaie locale : Anne, Lothaire, Isabelle, William.
    • La création d’un pôle de partage d’outils : Tarik, Brieuc.
    • La création d’une sorte de « fablab » qui serait comme un atelier d’hôtes : Julie, Isabelle.
    • La question de pratiques issues de la permaculture : Viviane (qui dispose d’un lieu en forêt à Ivors qu’elle souhaite rendre disponible pour de telles actions), Noëlle, William.
    • La question de la gestion de l’eau : Renée.
    • Le soutient de projets pour lesquels des individus pourraient bénéficier de l’appui (y compris de financement) du collectif et de ceux qu’il pourrait toucher.
    • La volonté d’essayer de limiter le nombre des projets et de permettre un investissement concret ne doit pas laisser penser que le collectif limite ou rejette d’autres initiatives. Les discussions ont montré une grande convergence d’intérêt des participants autour des thèmes de l’approvisionnement en produits plus locaux, plus sains, de l’économie d’énergie, de la nécessité de (re)nouer du lien social, de l’importance du partage d’informations (sur l’éducation, la santé, etc.)

Beaucoup d’autres projets très ponctuels ou à beaucoup plus long terme  ont aussi été évoqués : confection de produits d’entretien écologiques et économiques (Florence), apprentissage de la réalisation de compost (Noëlle), organisation d’opérations de glanage (Patrick, Lothaire), création d’un verger de village (Patrick). Comme pour le reste, c’est l’initiative de chacun et la dynamique du collectif qui permettront à quelques uns de ces projets d’émerger et de prendre forme.

Une date a été envisagée pour la prochaine réunion au 25 mars, elle devra être confirmée car elle se trouve à la veille du grand week-end de Pâques.

 

 

 

Premières pistes de projets

1- Constituer une banque hyper locale de partage/ location entre particuliers d’outils de bricolage.

Je vais essayer de proposer des pistes de bonne gouvernance et de bon fonctionnement (idéalement avec les infos hébergées sur une page du site web). Il s’agira principalement d’outils que l’on utilise pas tous les jours (comme défonceuse, tronçonneuse, remorque, marteau piqueur, etc.) et qu’il est donc dommage d’acheter tout seul ou de louer bien trop cher ! Il y a plusieurs cas de figures, comme par exemple les outils déjà achetés et ceux qui manquent mais que nous pourrions acheter en commun. Pour ceux qui hésitent à prêter / louer leur chers outils, il pourrait y avoir pour certains outils une nécessité de suivre une courte formation dispensée par le propriétaire avant de pouvoir entrer dans le « pool » de partage. Et puis bien sûr cela pourrait aussi s’harmoniser avec le concept de monnaie locale (plutôt que de louer avec du vrai argent). Tarik

2- Proposer des conférences gratuites localement sur des thèmes que je porte :
+ Stimuler l’éco-conception , principalement à travers le biomimétisme (comment s’inspirer de la nature pour créer de l’innovation à forte responsabilité sociale et environnementale?)
+ Balade naturaliste biomimétique dans notre jolie commune de Marolles (par exemple dans le Marais de Bourneville?) Tarik

Ensemble redessinons l’éducation

ensemble redessinons l'éducation

On pourrait peut-être organiser une projection du film « ensemble redessinons l’éducation » (voir le lien dans les ressources) dans un endroit (Marolles ? la Ferté-Milon ? voire Villers pour les enseignants, futurs ou jeunes parents, grand parents etc.) et inviter Véronique de Tilly, la directrice de la maison de l’enfant qui participe au film.

Cette petite école, je l’ai visitée plusieurs fois et les deux enseignants sont venues avec nous à Amsterdam pour approfondir la pédagogie Reggio Emilia.

Tout ce qui se passe dans cette petite école est magique et incroyable.

Les deux enseignants y travaillent depuis au moins 30 ans et sont toujours aussi passionnés.

Si on veut changer le monde et les mentalités, c’est la seule solution, il faut accompagner nos tout petits avec ce genre de pédagogie !

Une autre personne ressource pourrait être Céline Alvarez, jeune femme qui a exercé dans une maternelle ZÉP de Gennevilliers et qui se donne à fond pour essayer de faire bouger le mammouth…

Elle mérite vraiment qu’on la soutienne. Jetez un coup d’oeil sur ces liens que nous indiquent Stéphane

Céline Alvarez le modèle scolaire traditionnel

TEDx Céline Alvarez

On pourrait peut-être aussi organiser une fête de l’enfance au printemps et créer avec les enfants des « œuvres d’art » avec du matériel de récupération….avec tous les artistes dans le collectif cela devrait être « un jeu d’enfants ».

Cela nous permettrait de toucher des jeunes familles dont les enfants auront entre 20 et 30 ans en 2035….

Appel à la réunion du 12 février

(La réunion a eu lieu le 12 février, à 19h30.) Voir le compte-rendu

Nous avons fait le tour des regards, des attentes et des volontés de chacun des participants lors de la première réunion du 15 janvier.

Cela nous a confirmés dans la nécessité de continuer.

La situation nous appelle à rejoindre ceux que l’on a vus dans le film « Demain » qui – tels les colibris de Rabhi –
pensent contribuer à éteindre l’incendie immense de la forêt en lâchant la petite goutte d’eau que leur bec peut emporter.

Mais quelle goutte d’eau? Cette question est celle de l’action et de l’ordre du jour de la réunion du 12 février. Continuer la lecture de « Appel à la réunion du 12 février »

Discussion à propos d’Enercoop

Un des 5 points sur lesquels l’équipe de DEMAIN suggère une action simple, individuelle, à la portée de chacun, c’est de choisir un fournisseur d’énergie renouvelable et elle suggère de basculer des fournisseurs traditionnels vers ENERCOOP.

Il y a des informations très précieuses envoyées par Isabelle sur ce point et qui soulèvent en particulier les limites politiques d’un tel changement difficilement généralisable du fait que cela a un coût que tous ne peuvent supporter.

Suite à ces échanges et sans qu’une réunion formelle se soit positionnée sur ce point,  il semble envisageable d’avancer une position 2035 sur cette question du changement de fournisseur d’énergie.

Certes le développement d’énergies renouvelables est en fait financé par une taxe imposée sur les factures de tous les fournisseurs y compris ceux qui produisent de l’énergie non verte et donc par un abonnement à quelque fournisseur que ce soit, on contribue au développement des énergies renouvelables.

Cependant Enercoop apparaît comme un fournisseur, un distributeur plus « vert »du fait de son caractère associatif et de son action en faveur des petits producteurs de proximité. A ce titre, il pourrait être éligible pour nous.

L’autre approche de cette question, plus ambitieuse, mais plus décisive, c’est celle de la production d’énergie de proximité et renouvelable. C’est un des dossiers sur lequel il serait souhaitable d’avancer.

Continuer la lecture de « Discussion à propos d’Enercoop »

Discussion Enercoop : position d’Attac

RECTIFICATIF: le 22 mars 2017, Gilles Sabatier, membre d’ATTAC, nous a demandé de bien vouloir insérer une rectification dans l’article relatif à Enercoop et en particulier, à la position d’Attac. En effet, il souligne que le témoignage de Christiane sur notre site, ne reflète pas la position actuelle d’Attac sur ce sujet. Nous mettons bien volontiers ci-dessous son message nous indiquant la position exacte d’Attac à ce jour et le remercions de son attention vigilante. Avec toutes nos excuses pour cette erreur.

Bonjour,

Je suis membre d’Attac et j’ai vu sur votre site une contribution datée de janvier 2016
http://www.collectif2035.fr/2016/01/31/discussion-enercoop-position-dattac/
présentée comme « la position d’Attac »

Je vous signale que ce texte a été écrit par une militante d’Attac en 2011, il y a 6 ans, et ne reflète pas la « position officielle » d’Attac.

Ainsi , par exemple dans la note sur les financements de la transition écologique
https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/financement-de-la-transition
on peut lire
En France, des initiatives de ce type existent, telle Enercoop. Elles doivent être encouragées. De même de plus en plus de collectivités locales veulent retrouver une autonomie énergétique [24] aussi grande que possible. L’encourager, dans un cadre maîtrisé et régulé assurant la justice sociale, est un facteur décisif d’une transition énergétique réussie et plus globalement d’une transition écologique réussie.

Nous travaillons couramment avec Enercoop a sein de collectifs (notamment http://www.transitioncitoyenne.org/les-membres/). Lors de notre prochaine Université d’été, l’électricité sera sans doute fournie par Enercoop

Aussi, vous serait il possible de corriger la page en précisant que cette contribution ne reflète pas la position d’Attac.

Cordialement
Gilles Sabatier

Christiane, d’ATTAC :

«   L’idée de promouvoir Enercoop est plus que discutable. L’idée a été suggérée qu’Attac propose une campagne d’adhésion à Enercoop. Cette idée est plus que discutable, pour plusieurs raisons.

Je rappelle d’abord rapidement qu’Enercoop est une coopérative de statut SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) qui s’est créée en  2005 et commercialise de l’électricité produite à base d’énergies renouvelables (ENR), hydraulique, éolien, solaire,… Enercoop ne produit (jusqu’à présent) aucune électricité mais est un simple intermédiaire qui l’achète à des producteurs « verts » et la revend. Le prix de l’électricité y est plus cher, Enercoop explique que ce prix repose sur la réalité du coût d’approvisionnement. Les usagers qui décident de se fournir chez Enercoop le font sur une base d’engagement écologiste pour soutenir l’électricité « verte », en favorisant une coopérative, donc un objectif étranger à la recherche de profit.

Malheureusement cet engagement, aussi estimable qu’il soit, n’entraîne pas le soutien escompté aux ENR. Je précise que, comme beaucoup de personnes et malgré les critiques qui suivent, je trouve sympathique l’idée d’une coopérative visant à développer les ENR… mais raison de plus pour en pointer les insuffisances et tenter d’améliorer la formule. Continuer la lecture de « Discussion Enercoop : position d’Attac »