Les jardins de la fontaine pareuse

Dimanche 17 juin 2018, c’est la fête des « Jardins de la Fontaine Pareuse »  à Haramont. Pour ceux qui ne les connaissent pas, c’est l’occasion de le découvrir.

Découverte des jardins, des principes permacoles qui les sous-tendent, des succès ou difficultés, des compromis, etc !

Dès 10h du mat’ !

 

Dans les rus, dans les rues à Cœuvres et ailleurs

Les séries d’orages actuelles multiplient ces scènes et de plus accablantes.

C’est ici à Cœuvres-et-Valsery – où sur le plateau est prévue l’implantation d’un poulailler de 40.000 poules pondeuses –  le lundi 28 mai 2018 au soir. Scènes fréquentes. L’eau ruisselle depuis les plateaux, saturée de ce qui imprègne les champs, aujourd’hui de pesticides, demain de fientes de poules accumulées en quantité…

   

 

La nécessité connue de haies, de reboisement, n’est pas satisfaisante malgré des programme de subventions. L’économie réalisée à étendre des champs vides induit pour les habitants et la collectivité deux aspects : ils doivent assumer les coûts des conséquences destructrices (routes, chaussées, bien publics et privés). Et quelles bactéries se multiplient dans ces conditions? Le journal l’Union titrait ainsi dans son édition du 28 mai : « Une bactérie dans les eaux du lac de Monempteuil… » Le gigantisme des installations se combinant avec les déséquilibres du climat crée les conditions de catastrophes.

« Ambulans » théâtre, une aventure à suivre

Dans les gênes du collectif, il y a la protection de toutes les diversités : diversité biologique, mais aussi sociale et culturelle. Le projet de Pierre de Galzain et sa troupe –  « ambulans » théâtre – fait partie de cette diversité précieuse. On trouvera sur le site du Moulin de Brisé où est basée la compagnie toutes les informations sur le projet. On pourra aussi se reporter au blog d’Ambulans theâtre.

Pour en donner un avant goût, posons seulement que la troupe démarrera son itinérance pour une série de représentations à travers le sud de l’Aisne dès la fin juin (le calendrier est en ligne), puis à la fin de l’année, la caravane tirée par des chevaux partira pour rejoindre la ville de Bulgarie – Plovdiv – qui a été désignée comme capitale européenne de la culture en 2019, avant de revenir pour une nouvelle tournée en 2020 dans les Hauts de France. Le projet a encore besoin de soutiens et en particulier de soutiens financiers. Un appel aux dons est en ligne à consulter ici. Répondez-y.

Le gaz de schiste à Jouarre, c’est fini :-))

Le permis de Château-Thierry, c’est fini! La plateforme de Jouarre n’existe plus. 

Le 6 mai retrouvons-nous pour un pique-nique joyeux, à la cueillette de Nolongues

Tous ceux qui, de près ou de loin, ont suivi les différentes étapes de cette mobilisation citoyenne opposée au permis de Château-Thierry sont joyeusement invités à participer au pique-nique du 6 mai qui aura lieu à quelques centaines de mètres de l’ancienne plateforme de Jouarre.

Si :

• vous avez participé aux différentes manifestations/réunions depuis 2011 (à Doue, à Jouarre, à Rozoy-Bellevalle, à Château-Thierry, à Meaux, à Coulommiers, à Tournan, à Aulnoy, à Chartronges, dans l’Essonne, à Montreuil, à Paris ou encore ailleurs!)

• vous avez rencontré sur votre chemin l’un des collectifs luttant contre le gaz et le pétrole de schiste

• vous êtes venus à la projection du second film de Josh Fox en avant-première à la Ferté-sous-Jouarre

• vous étiez là lorsque les Dindons ont envahi la plateforme de Jouarre

• vous n’étiez pas là mais vous avez quand même envie de savoir ce qu’il en est aujourd’hui

Vous êtes les bienvenus!

Le 6 mai à partir de midi à la Cueillette de Nolongues (à 100 m du croisement D402/D19 en direction de Doue).

Préparez votre panier de pique-nique, cuisinez vos salades et vos tartes, sortez vos instruments de musique, vos jeux de société, bref, tout ce qui fera de ce jour une jolie fête.

Pollueurs payés … vous avez dit 40.000 poules

Sciences et Avenir publie un article intéressant sur les conséquences du gigantisme des élevages. Cela n’est pas sans écho avec le développement des poulaillers de 40.000 poules que nous voyons se faire jour en ce moment.

« L’ONG Greenpeace a commandé une étude au journaliste Mark Lee Hunter afin de savoir où va l’argent de la PAC, la politique agricole commune : celle-ci verserait des « montants considérables » à des exploitations agricoles très polluantes. L’ONG Greenpeace demande à ce que la PAC « favorise réellement l’environnement et non l’intensification et l’agrandissement des structures« . En croisant la liste des montants alloués aux bénéficiaires de la PAC et celle qui répertorie les émissions d’ammoniac par ferme (la seule pollution qui soit suivie à l’échelle des exploitations), l’étude identifie « 436 structures françaises qui polluent et pourtant continuent de toucher des subventions publiques européennes« .

421 exploitations d’élevage intensif épinglées comme « pollueurs-payés »

L’association a décidé de se concentrer sur l’ammoniac pour mener son étude. Elle précise qu’il s’agit d’un « composé chimique dont l’odeur âcre est caractéristique et il provient principalement des activités agricoles. Il peut impacter sévèrement la santé humaine et la vie sauvage lorsqu’il est relâché dans l’environnement« . Or, Greenpeace précise que le système de suivi des émissions d’ammoniac est « loin d’être sérieux et suffisant. A peine 3% des émissions d’ammoniac liées à l’élevage sont répertoriées dans cette base de données, alors que l’élevage représente 64% des émissions d’ammoniac en France. »

Greenpeace épingle 421 exploitations d’élevage intensif, des « pollueurs-payés » comme les appelle l’ONG, et 15 entreprises agro-alimentaires, « toutes du même type, (…) des fermes usines qui produisent soit du porc, soit de la volaille par milliers« , plus de 2.000 porcs ou 40.000 volailles, « ce qui est bien au-delà des standards de la production française« , souligne l’association. Ces structures touchent des « montants colossaux d’argent public, selon le rapport. Les 20 premières ont ainsi touché plus de 115.000 euros annuels de subventions PAC en moyenne » en 2014 et 2015.

Des lacunes à combler

Pour Greenpeace, cette étude « démontre l’intensité des lacunes concernant le suivi des pollutions liées à l’élevage« . L’association demande donc « de la transparence et un vrai suivi des pollutions environnementales« . Pour Greenpeace, « les seuils à partir desquels les fermes doivent déclarer les pollutions de leur élevage doivent être abaissés et il est bien sûr nécessaire de suivre d’autres polluants que l’ammoniac ! »

Alors que la réforme de la prochaine PAC est en cours d’élaboration, Greenpeace estime que les subventions européennes doivent encourager à produire moins d’animaux de meilleure qualité, ce qui est « le seul moyen de réellement régler les pollutions environnementales liées à l’élevage« . « Les aides de la PAC doivent absolument être plafonnées afin de stopper cette course à l’agrandissement et à l’intensification. Elles doivent en effet être conditionnées au nombre d’actifs et au nombre d’animaux par hectares pour permettre une réelle transition« , juge Greenpeace.

« Prévue pour 2021, les négociations pour la prochaine PAC ont déjà démarré. D’ici la fin du premier semestre 2018, la Commission européenne devrait avoir remis une première proposition. Pour l’instant, l’argent du contribuable continue à être utilisé pour financer la pollutions de nos terres« , conclu l’association dans son rapport. »

Retz Nature et Forêt

Certains habitent à la campagne parce qu’ils y sont nés. D’autres ont fait le choix de quitter la ville pour y vivre. Pour tous, des images s’attachent au milieu rural : l’espace, la proximité de la nature, chacun en aura sa propre vision. En tout cas, la forêt est – surtout dans nos régions – une de composantes de ce qui définit ce milieu.

On sait la manière dont les transformations de l’économie ont modifié les terres cultivées. On ne se faisait guère d’illusion sur ce qu’elles allaient sans doute inévitablement entrainer sur la forêt … et il semble hélas qu’on avait raison. La taille des engins qui déboisent, la profondeur des ornières qu’ils creusent, les coupes à blanc que l’on découvre soudainement ici ou là sont autant de facteurs qui l’attestent.

Pour ceux que ces questions intéressent, nous recommandons un site http://retznatureforet.canalblog.com/ en création où l’on pourra trouver une approche éclairante sur les bouleversements auxquels la forêt de Retz est soumise.

Eclairage sur le projet de poulailler de Cœuvres – sa logique et ses manques

Deux versions possibles d’un élevage de poules pondeuses…

    

Hélas, le projet est plutôt du côté de la seconde que de la première image…

Nous avons pris contact avec l’agriculteur porteur du projet de Cœuvres et il a accepté le dialogue. Pour éclairer cet échange et  les raisons de la position à laquelle l’Association de Sauvegarde de la Vallée Sereine est parvenue et à laquelle nous nous associons – déposer un recours contre le permis, on pourra lire ci-dessous la lettre que l’Association Sauvegarde de la Vallée Sereine et le collectif 2035 lui avons adressée.

 » Monsieur,

Même si la différence de position conduit à des démarches antagoniques, nous continuons à croire en la valeur du dialogue et c’est pourquoi nous nous félicitons des échanges que nous avons eus avec vous et nous tenons à vous informer de la démarche que nous avons mise en œuvre avant même que vous n’en soyez saisi officiellement.

Sur le fonds nous partageons le bilan négatif que vous tirez des politiques agricoles des années passées qui ont conduit en particulier au « tout céréales », mais les déclencheurs de nos jugements respectifs ne sont sans doute pas les mêmes : de votre côté la baisse des cours des céréales, du nôtre la mise en cause d’un gigantisme et d’une financiarisation de l’agriculture qui conduisent inévitablement à son industrialisation et à des méthodes de moins en moins respectueuses du vivant. L’échec des plans de réduction des traitements phytosanitaires en est l’exemple le plus patent.

De même si nous partageons votre volonté de chercher des solutions intelligentes dans des démarches relevant des modèles d’économie circulaire (consommation locale de la production de céréales pour un élevage et utilisation locale des engrais naturels produits par l’élevage), là encore les déclencheurs diffèrent. C’est le tonnage d’engrais déterminé par l’échelle à laquelle vous situez votre exploitation (600 ou 800 tonnes de fiente) qui va déterminer le dimensionnement de votre élevage (40.000 poules). L’approche reste homogène à des échelles industrielles qui s’avèrent décidément toujours hors de proportion avec celles des équilibres environnementaux.

C’est sans doute sur ce point que la divergence de perception est la plus grande. Cette approche est de fait à échelle industrielle et ne sort pas de l’industrialisation et de la financiarisation de l’agriculture. Elle s’ouvre simplement à une diversification. C’est sans doute pourquoi de la même manière que nous avons vu les campagnes prendre la forme des cultures industrielles que nous lui connaissons et avoir la puissance et la fragilité que vous constatez vous même aujourd’hui, nous assistons à la multiplication des projets de poulaillers industriels qui vont transformer l’environnement de manière tout aussi drastique que le « tout culture » l’a fait – avec d’autres altérations profondes et durables du milieu.

Ce sont ces bases-là et la perspective de nouveaux dégâts à venir qui motivent notre démarche.

Et c’est pourquoi nous ne pouvons qu’être extrêmement attentifs à la prise en compte des détails environnementaux dans les projets qui se font jour et à la réalité des engagements pris sur ceux-ci.

Vous nous avez dit votre souci sur ce point et que vous aviez modifié votre projet dans ce sens. Nous ne mettons pas en cause votre parole mais force nous est de considérer qu’elle n’engage que vous au moment où vous le dites et cela ne constitue en aucune manière un engagement suffisant pour l’environnement. Et c’est pour cela que le dossier public qui est le seul qui a servi de base officielle à l’instruction de l’autorisation de votre projet ne donne pas actuellement les garanties de respect des aspects environnementaux incontournables. Nous ne pouvons que le mettre en cause.

Le fait que votre projet ne soit pas packagé par un des opérateurs des filières de l’agro-business de l’élevage nous semble une chance pour que la situation puisse évoluer dans un sens plus conforme à un avenir soutenable.

Nous ne sommes pas des donneurs de leçon, mais comme la notion « d’échelle humaine » ne semble pas recouvrir la même chose pour vous et pour nous, nous nous permettrons encore quelques réflexions :

– même si formellement la taille du terrain est proportionnée aux 40.000 poules envisagées, comment croire à une répartition égale de celles-ci à proximité sur celui-ci alors qu’elles ne seront hébergées que dans un bâtiment unique, gigantesque ?

– comment un bâtiment unique et ses silos ne contribueront-ils pas au dessin d’un paysage encore un peu plus industriel ?

– comment ne pas s’inquiéter de l’augmentation des risques sanitaires quand on regroupe en un seul lieu autant de sujets ?

– comment croire à une absence de nuisances ?

– un éleveur bio de poules nous faisait part de son expérience et de sa capacité à dégager un smic pour une personne avec 400 poules intégrées dans une exploitation qui fait place par ailleurs à de la polyculture. Bien sûr il faudrait rentrer dans l’analyse détaillée de ces chiffres, mais cela se rapproche davantage de la notion de taille humaine que le chiffre de 40.000 – dont nous vous concédons volontiers qu’il est moins inhumain et démesuré que celui des élevages bretons pouvant atteindre 400.000 poules, lesquels sont d’ailleurs entrés en crise.

Nous savons que notre démarche ne peut être ressentie que comme un obstacle à vos projets. Notre position dans la société civile ne nous met pas à l’écart des préoccupations économiques et nous savons que vos choix intègrent des contraintes de ce type, mais la prise en compte de perspectives plus longues, moins court termistes, commence à être reconnue par de plus en plus d’acteurs économiques.

Et si nous sommes préoccupés d’environnement, c’est sans doute aussi parce que celui-ci se révèle de plus en plus clairement comme une juste boussole pour prendre les bons caps d’un avenir soutenable.

Avec nos meilleures salutations. »

 

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

Et si on créait une monnaie locale ?

Depuis ce jour de décembre 2015 où le collectif a été lancé, le petit groupe qui s’est mobilisé sur l’idée d’une monnaie locale n’a pas cessé de se réunir, de s’informer, de réfléchir, d’avancer. Cette année de mobilisation enthousiaste permet aujourd’hui d’envisager de rendre publique cette volonté de donner forme et existence à une monnaie locale.

capture-decran-2016-11-02-a-00-59-42

Ce sera l’occasion de rencontrer tous ceux qui pourront rejoindre le projet et le faire aboutir. Il faudra du temps et de l’énergie ! Venez et faites venir tous ceux que cela intéresse et interpelle au cinéma de Château-Thierry le dimanche 13 novembre à 18h15 pour la projection du film qui retrace la naissance du Sol Violette à Toulouse. Elle sera suivie d’une présentation du projet et d’un débat animé par Joackim Lebrun de l’APES (Acteurs pour une Economie Solidaire) qui a, entre autres, accompagné la création de la MLCC la Bousol’ à Boulogne sur Mer.