Grand débat ou pas…

Faut-il se saisir de l’opportunité du grand débat? On pourrait poser la question a contrario et se demander s’il faut refuser de débattre. Est-ce qu’adopter une telle attitude, ce n’est pas une façon de refuser le dialogue, de renoncer à une chance de faire avancer les choses, voire préférer la violence, refuser de se salir les mains en risquant d’aller vers des compromis, des demies mesures. Et si comme souvent, c’était cette alternative même qui était piégeuse. Et s’il fallait en sortir? Ne pas considérer que le seul choix est de participer ou de ne pas participer. Une voix s’élève pour donner des arguments pertinents à ce refus du piège, celle de Bruno Latour.

Dans un formidable article de Reporterre, il développe une voie qui serait à saisir. L’urgence n’est pas celle d’un grand débat. Dans le  meilleur des cas, celui-ci va s’apparenter à une sorte de sous « sondage » puisque celui-ci ne respectera même pas les statistiques comme le font les instituts. Et ce n’est pas le bon destinataire : « Comment l’État peut-il répondre à 600.000 opinions ? Il ne fera que choisir deux ou trois trucs et se modifiera à la marge. Ce n’est pas à l’État qu’il faut s’adresser. » Il faut que la société civile s’adresse à elle-même et établisse l’équivalent toutes choses égales par ailleurs de ce que furent les cahiers de doléance à la veille de la Révolution de 1789. L’article démonte très finement les raisons pour lesquelles cette perspective s’impose. Nous ne le répéterons pas en plus mal, nous y renvoyons plutôt. Mais cela dessine des tâches possibles dans la description de ce qui est ce dont chacun a besoin concrètement, localement. Le fait que cette parole et ce projet surgissent à un moment où la société bouge renouvelle la perspective des « colibris » qui pouvait être critiquée dans la mesure où elle faisait implicitement l’impasse sur la nécessité de faire aussi bouger les choses en s’attaquant en même temps à un niveau global.

Projection du film « C’est pas fini » à Château Thierry

Beaucoup d’entre nous se souviennent de la mobilisation qui a eu lieu ces dernières années contre l’exploitation du pétrole de schiste alors que l’état avait octroyé au pétrolier  Toréador le permis de recherche et d’exploitation de Château-Thierry.
Anne de Galzain, réalisatrice, s’installe dans la région en août 2013. Elle découvre cette mobilisation et rejoint le Collectif du Pays Fertois et décide de « se battre caméra à la main ». Elle enregistre au fil des mois des moments de cette lutte. Elle décide d’en faire un film et réalise quelques interviews de membres du collectif qui en éclairent l’histoire. Aujourd’hui le film est terminé. Il s’intitule  « C’est pas fini » et retrace l’histoire de cette résistance : l’installation d’une plateforme à Jouarre en Seine-et-Marne sur le permis de Château-Thierry par le pétrolier américain Hess Oil, au lendemain des grandes manifestations qui ont conduit à la loi Jacob empêchant toute exploitation des gaz et pétrole de schiste en France, la création du collectif, le bras de fer entre celui-ci, les autorités françaises et le pétrolier, l’activité incessante des membres du collectif pour déjouer les pièges administratifs et juridiques et finalement la manière dont il va gagner contre le pétrolier.
« C’est pas fini » sera projeté au cinéma de Château-Thierry le dimanche 27 janvier à 18h30.
Anne de Galzain le présentera et la projection sera suivie d’une rencontre autour d’un pot.
Allons-y nombreux.

Pétition pour sauver la forêt

Pour la forêt française, notre bien commun

« La planète Terre n’a pas besoin d’émissions de CO2 supplémentaires. Elle a besoin de résilience et de forêts qui la refroidissent. » C’est en ces termes que le 25 septembre 2017, 190 scientifiques de la communauté internationale ont interpellé les responsables de l’Union Européenne, posant ainsi en termes clairs l’enjeu vital pour la biosphère d’une gestion forestière réellement durable.

La forêt n’est pas un objet de spéculation financière de court terme !

C’est le rempart de nos enfants face à une crise écologique et climatique qui s’emballe. C’est l’eau potable, la biodiversité et la résilience, l’épuration de l’air, le stockage d’une partie du carbone en excès dans l’atmosphère et la possibilité d’en stocker dans le bois matériau. C’est aussi notre lieu de connexion avec la Nature. Renoncer à tous ces bienfaits serait pure folie. C’est pourtant ce qui se profile en Europe et en France, métropolitaine comme dans les départements ultramarins, avec les incitations croissantes à transformer les forêts pour satisfaire des appétits industriels de court terme non soutenables. Comble du cynisme, ces orientations sont présentées depuis le Grenelle de l’environnement sous couvert d’écologie.

Les forêts publiques françaises incarnent particulièrement ces enjeux. Bien qu’elles ne représentent que 25% des surfaces forestières de France métropolitaine, elles correspondent aux coeurs historiques des massifs forestiers. Ce sont des surfaces boisées depuis de nombreux siècles, qui concentrent les écosystèmes les plus matures, et ainsi les stocks de biodiversité et de carbone les plus conséquents de tous les écosystèmes.

Le droit forestier français, vanté dans le monde entier comme une préfiguration historique du concept de gestion durable, consacre la forêt comme bien commun. Il prévoit des outils de protection des forêts privées et publiques par les pouvoirs publics.

Pourtant le principal instrument de cette politique, l’Office National des Forêts, subit un véritable détournement de ses missions d’intérêt général. La privatisation en cours de ses activités régaliennes préfigure la disparition de ce service public et une politique forestière au rabais. Ces évolutions actuelles à l’ONF et celles à l’oeuvre dans le privé menacent de tirer vers le bas toutes les « garanties de gestion durable », en forêt publique comme en forêt privée.

La démarche de privatisation de l’Office National des Forêts, et l’industrialisation croissante qui l’accompagne doivent être reconsidérées au regard des multiples enjeux des forêts pour la société d’aujourd’hui (climat, biodiversité, emploi et économie). La notion de bien commun impose par ailleurs que la société civile prenne part aux décisions forestières, et dispose d’un droit de regard sur la gestion des forêts publiques qu’elle reçoit en héritage et doit transmettre à ses enfants.

Nous soussignés, citoyens et représentants d’organisations concernés par le sort de la biosphère, réunis ce 25 octobre 2018 au pied des chênes pluri-centenaires de la Forêt Domaniale de Tronçais, demandons solennellement la convocation d’un grand débat public, que la forêt française mérite aujourd’hui plus que jamais depuis plus d’un siècle.

Mobilisés, vigilants et unis, nous entendons nous rencontrer régulièrement pour débattre des orientations cruciales de la politique forestière, élargir et amplifier la dynamique enclenchée ce jour.

« Le temps des forêts » dimanche 4 novembre à 18h au Cinéma de Villers-Cotterêts

« La forme d’une ville change plus vite hélas/Que le cœur d’un mortel » … Baudelaire écrit de la plus belle façon ce que les hommes ont sans doute toujours vécu : la transformation de la réalité qui les entoure est toujours en avance sur la perception qu’ils en ont. Mais ceci s’est accéléré de manière exponentielle ces dernières décennies.

On pourrait dire en déclinant ces vers et en en faisant un inventaire à la Perec : « La forme d’un village … celle  de la campagne… de la forêt/change plus vite que l’idée que nous en avons ». Ce retard de la conscience sur la transformation du réel, s’il est naturel, est aujourd’hui problématique. Il nous plonge dans une rêverie somnambule où, en dépit de tout, nous croyons que les choses continuent à être ce qu’elles étaient. C’est la source d’une désespérance quand soudain nous constatons que les réalités auxquelles nous sommes le plus attachés ont disparu. Et cela nous désarme nous rendant réticents aux alertes sur l’agriculture intensive qui devraient pourtant bien entamer ce rêve de campagne que nous avions, le glyphosate et autres pesticides font mauvais ménage avec une vision bucolique de la nature. Dans la même perspective, on ne peut que mesurer le recul toujours grandissant dans les villages de la dimension communautaire qu’ils incarnaient dans l’imaginaire et la montée d’une autre réalité, celle d’unités d’habitation plus anonyme, apparentées à des « cités dortoir » et à des banlieues.

La forêt est sans doute une de ces réalités mythiques qui résiste encore. Elle appartient toujours à l’univers des contes et  participe d’une nature sauvage. Le film « Le temps des forêts » vient entamer passablement nos illusions. Le glissement des espaces forestiers vers un statut d’usine à bois y est bien repéré ainsi que bien d’autres transformations qui ne sont que la marque du libéralisme et du productivisme sur cet objet particulier qu’est la forêt. Nous vous invitons à venir nombreux à la projection du film aux Cinémas de Villers-Cotterêts, dimanche 4 novembre à 18h. La projection sera suivie d’un débat.

 

 

Appel de l’Association de Sauvegarde de la Vallée Sereine pour déposer un recours contre le poulailler de 40.000 poules à Cœuvres

Une situation préoccupante

La région du sud de l’Aisne est une région de grandes propriétés agricoles essentiellement céréalières. Les évolutions économiques (modification de la PAC, variations des cours des céréales) poussent les propriétaires d’immenses domaines à chercher à se diversifier. La multiplication des projets d’élevages de taille industrielle montre qu’ils cherchent du côté de l’élevage. En quelques mois ont éclos une bonne demie douzaine de projets de poulaillers de 30.000, 40.000 poules pondeuses ou de chair, voire plus encore. On sait qu’en dépit des normes administratives qui encadrent ces élevages, ceux-ci ne permettent pas des conditions satisfaisantes ni sur le plan de l’environnement ni sur le plan de la manière dont les animaux sont traités.

Une volonté de résistance à ces projets

L’association SAUVEGARDE DE LA VALLEE SEREINE qui avait été créée pour lutter (victorieusement) contre un projet de poulailler de ce type, il y a plus de 10 ans, s’est remobilisé contre le projet. Une pétition en ligne a été lancée sur MesOpinions (Non aux40.000 poules pondeuses à Cœeuvres-et-Valsery) qui a recueilli près de 40.000 signatures en quelques jours.

L’association a déposé un recours en mairie contre le permis de construire en particulier parce que l’implantation du projet ne respectait pas les limites d’une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Malheureusement ce recours a été rejeté.
Un nouveau recours a été déposé auprès de la Préfecture pour qu’elle reconsidère l’autorisation d’exploiter qui a été donnée au porteur de projet. L’issue d’un tel recours est à présent connue puisque n’ayant eu aucun retour le 8 août, qui était la date limite, nous avons à présent jusqu’au 8 octobre (et non jusqu’au 28 juillet comme nous l’avions écrit) pour déposer un recours contentieux qui est désormais la seule procédure possible du fait que le recours gracieux n’a pas eu gain de cause.

Un appel aux dons

Un recours contentieux n’a de chance d’aboutir que s’il est suivi par un avocat. Cela entraîne des frais que ne peuvent pas assumer les seuls membres de l’association. Nous avons besoin de réunir 1.500€ pour couvrir ces frais. Et c’est la raison pour laquelle nous faisons appel à la générosité de tous ceux qui désapprouvent de tels projet.

Pour verser un don, c’est ici

Nous avons mi-août recueilli un peu plus de 400€. Nous comptons relancer une campagne pour boucler le budget des frais d’avocat.

Et si vous voulez entrer en contact avec l’association ou y adhérer, envoyer vos mails à : sauvegarde.vallee.sereine@laposte.net

 

Les jardins de la fontaine pareuse

Dimanche 17 juin 2018, c’est la fête des « Jardins de la Fontaine Pareuse »  à Haramont. Pour ceux qui ne les connaissent pas, c’est l’occasion de le découvrir.

Découverte des jardins, des principes permacoles qui les sous-tendent, des succès ou difficultés, des compromis, etc !

Dès 10h du mat’ !

 

Dans les rus, dans les rues à Cœuvres et ailleurs

Les séries d’orages actuelles multiplient ces scènes et de plus accablantes.

C’est ici à Cœuvres-et-Valsery – où sur le plateau est prévue l’implantation d’un poulailler de 40.000 poules pondeuses –  le lundi 28 mai 2018 au soir. Scènes fréquentes. L’eau ruisselle depuis les plateaux, saturée de ce qui imprègne les champs, aujourd’hui de pesticides, demain de fientes de poules accumulées en quantité…

   

 

La nécessité connue de haies, de reboisement, n’est pas satisfaisante malgré des programme de subventions. L’économie réalisée à étendre des champs vides induit pour les habitants et la collectivité deux aspects : ils doivent assumer les coûts des conséquences destructrices (routes, chaussées, bien publics et privés). Et quelles bactéries se multiplient dans ces conditions? Le journal l’Union titrait ainsi dans son édition du 28 mai : « Une bactérie dans les eaux du lac de Monempteuil… » Le gigantisme des installations se combinant avec les déséquilibres du climat crée les conditions de catastrophes.

« Ambulans » théâtre, une aventure à suivre

Dans les gênes du collectif, il y a la protection de toutes les diversités : diversité biologique, mais aussi sociale et culturelle. Le projet de Pierre de Galzain et sa troupe –  « ambulans » théâtre – fait partie de cette diversité précieuse. On trouvera sur le site du Moulin de Brisé où est basée la compagnie toutes les informations sur le projet. On pourra aussi se reporter au blog d’Ambulans theâtre.

Pour en donner un avant goût, posons seulement que la troupe démarrera son itinérance pour une série de représentations à travers le sud de l’Aisne dès la fin juin (le calendrier est en ligne), puis à la fin de l’année, la caravane tirée par des chevaux partira pour rejoindre la ville de Bulgarie – Plovdiv – qui a été désignée comme capitale européenne de la culture en 2019, avant de revenir pour une nouvelle tournée en 2020 dans les Hauts de France. Le projet a encore besoin de soutiens et en particulier de soutiens financiers. Un appel aux dons est en ligne à consulter ici. Répondez-y.

Le gaz de schiste à Jouarre, c’est fini :-))

Le permis de Château-Thierry, c’est fini! La plateforme de Jouarre n’existe plus. 

Le 6 mai retrouvons-nous pour un pique-nique joyeux, à la cueillette de Nolongues

Tous ceux qui, de près ou de loin, ont suivi les différentes étapes de cette mobilisation citoyenne opposée au permis de Château-Thierry sont joyeusement invités à participer au pique-nique du 6 mai qui aura lieu à quelques centaines de mètres de l’ancienne plateforme de Jouarre.

Si :

• vous avez participé aux différentes manifestations/réunions depuis 2011 (à Doue, à Jouarre, à Rozoy-Bellevalle, à Château-Thierry, à Meaux, à Coulommiers, à Tournan, à Aulnoy, à Chartronges, dans l’Essonne, à Montreuil, à Paris ou encore ailleurs!)

• vous avez rencontré sur votre chemin l’un des collectifs luttant contre le gaz et le pétrole de schiste

• vous êtes venus à la projection du second film de Josh Fox en avant-première à la Ferté-sous-Jouarre

• vous étiez là lorsque les Dindons ont envahi la plateforme de Jouarre

• vous n’étiez pas là mais vous avez quand même envie de savoir ce qu’il en est aujourd’hui

Vous êtes les bienvenus!

Le 6 mai à partir de midi à la Cueillette de Nolongues (à 100 m du croisement D402/D19 en direction de Doue).

Préparez votre panier de pique-nique, cuisinez vos salades et vos tartes, sortez vos instruments de musique, vos jeux de société, bref, tout ce qui fera de ce jour une jolie fête.

Pollueurs payés … vous avez dit 40.000 poules

Sciences et Avenir publie un article intéressant sur les conséquences du gigantisme des élevages. Cela n’est pas sans écho avec le développement des poulaillers de 40.000 poules que nous voyons se faire jour en ce moment.

« L’ONG Greenpeace a commandé une étude au journaliste Mark Lee Hunter afin de savoir où va l’argent de la PAC, la politique agricole commune : celle-ci verserait des « montants considérables » à des exploitations agricoles très polluantes. L’ONG Greenpeace demande à ce que la PAC « favorise réellement l’environnement et non l’intensification et l’agrandissement des structures« . En croisant la liste des montants alloués aux bénéficiaires de la PAC et celle qui répertorie les émissions d’ammoniac par ferme (la seule pollution qui soit suivie à l’échelle des exploitations), l’étude identifie « 436 structures françaises qui polluent et pourtant continuent de toucher des subventions publiques européennes« .

421 exploitations d’élevage intensif épinglées comme « pollueurs-payés »

L’association a décidé de se concentrer sur l’ammoniac pour mener son étude. Elle précise qu’il s’agit d’un « composé chimique dont l’odeur âcre est caractéristique et il provient principalement des activités agricoles. Il peut impacter sévèrement la santé humaine et la vie sauvage lorsqu’il est relâché dans l’environnement« . Or, Greenpeace précise que le système de suivi des émissions d’ammoniac est « loin d’être sérieux et suffisant. A peine 3% des émissions d’ammoniac liées à l’élevage sont répertoriées dans cette base de données, alors que l’élevage représente 64% des émissions d’ammoniac en France. »

Greenpeace épingle 421 exploitations d’élevage intensif, des « pollueurs-payés » comme les appelle l’ONG, et 15 entreprises agro-alimentaires, « toutes du même type, (…) des fermes usines qui produisent soit du porc, soit de la volaille par milliers« , plus de 2.000 porcs ou 40.000 volailles, « ce qui est bien au-delà des standards de la production française« , souligne l’association. Ces structures touchent des « montants colossaux d’argent public, selon le rapport. Les 20 premières ont ainsi touché plus de 115.000 euros annuels de subventions PAC en moyenne » en 2014 et 2015.

Des lacunes à combler

Pour Greenpeace, cette étude « démontre l’intensité des lacunes concernant le suivi des pollutions liées à l’élevage« . L’association demande donc « de la transparence et un vrai suivi des pollutions environnementales« . Pour Greenpeace, « les seuils à partir desquels les fermes doivent déclarer les pollutions de leur élevage doivent être abaissés et il est bien sûr nécessaire de suivre d’autres polluants que l’ammoniac ! »

Alors que la réforme de la prochaine PAC est en cours d’élaboration, Greenpeace estime que les subventions européennes doivent encourager à produire moins d’animaux de meilleure qualité, ce qui est « le seul moyen de réellement régler les pollutions environnementales liées à l’élevage« . « Les aides de la PAC doivent absolument être plafonnées afin de stopper cette course à l’agrandissement et à l’intensification. Elles doivent en effet être conditionnées au nombre d’actifs et au nombre d’animaux par hectares pour permettre une réelle transition« , juge Greenpeace.

« Prévue pour 2021, les négociations pour la prochaine PAC ont déjà démarré. D’ici la fin du premier semestre 2018, la Commission européenne devrait avoir remis une première proposition. Pour l’instant, l’argent du contribuable continue à être utilisé pour financer la pollutions de nos terres« , conclu l’association dans son rapport. »