Projet d’élevage de poules pondeuses, à Louatre (02600)

Un autre projet d’élevage de 40 000 poules pondeuses a été déposé fin 2017. Tout à fait semblable à celui de Cœuvres, il fait l’objet d’un  avis relatif à l’ouverture d’une consultation publique sur la demande en vue d’exploiter un élevage de 40 000 poules pondeuses à LOUATRE et épandre les effluents issus de l’élevage sur 9 communes.

La consultation  du public est ouverte du 19 février au 20 mars 2018, à la mairie de Louatre, et sur le site de la préfecture. Les observations peuvent être adressées au Préfet de l’Aisne, par courrier, ou par mail (détails ici)

Le dossier complet est ici (format PDF)

 

Lettre ouverte à M. le Préfet de l’Aisne

À l’attention de M. Nicolas Basselier, Préfet de l’Aisne.
Monsieur le Préfet,

Nous avons pris connaissance du projet de M. Alexandre Pamart, pour établir un élevage de 40 000 poules pondeuses sur la commune de Cœuvres-et-Valsery.
Le dossier qui a été déposé en Mairie nous semble décalé puisqu’une mise en observation correspond à l’ouverture d’une installation classée. Or il est indispensable qu’une étude environnementale soit établie par le porteur de projet, ce qui a d’ailleurs été demandé par courrier à M. Pamart le 21 août dernier (cf pièce jointe).
Parmi les points qu’une telle étude devrait élucider, ce sont tous les aspects relatifs aux médicaments et antibiotiques qui ne manqueront pas d’être administrés aux animaux, avec l’impact probable sur l’environnement. L’épandage sur les terres alentour, dans une zone sujette à des coulées de boues, risque d’avoir des conséquences sur la zone du Ru de Retz, et ses marais, riches en plantes et animaux sauvages.


En conséquence, nous demandons à ce qu’une information plus précise sur ce projet soit donnée aux habitants des villages concernés. Il existe déjà plusieurs élevages équivalents dans la région proche, et il nous semble que la taille de cette exploitation ne correspond plus aux demandes des consommateurs, en qualité des produits et en impact sur l’environnement.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sincères salutations.
Le Collectif 2035

Projet d’élevage de poules pondeuses à Cœuvres-et-Valsery

REACTIONS AU PROJET D’ÉLEVAGE DE POULES PONDEUSES  À CŒUVRES-ET-VALSERY ET DANS LA RÉGION

Lettre-pétition

Des habitants de Cœuvres-et-Valsery et des communes alentour se disent concernées par le projet de poulailler envisagé au Murger à Coeuvres-et-Valsery.

Le collectif 2035 rejoint leur préoccupation.

Ils souhaitent s’adresser au promoteur de ce projet pour qu’il ouvre un débat et reconsidère les points qui leur semblent problématiques dans ce projet.

  1. Le projet prévoit 40.000 bêtes. Bien que soit posé le principe d’un élevage de « poules en plein air » – bien sûr préférable à un élevage en batterie – la quantité envisagée  est disproportionnée par rapport à cette qualité.
  2. Le terrain de parcours présente une surface « aux normes » mais le nombre de poules rend de fait ces normes peu crédibles puisque le terrain devient trop vaste pour être réellement parcouru par les poules.
  3. La surface d’élevage du local prévu (2008 m2) ne permet pas l’hébergement de 9 poules au m2, seuil limite de la norme dite «plein air». Elle logera presque 20 poules au m2, ce qui dépasse de 25 % le niveau habituel des élevages en batterie que l’on veut éviter.
  4. Le nombre de bêtes cohabitant oblige au recours systématique aux antibiotiques, qui se retrouveront dans les fientes, donc dans les terres. Il en va de même de virus (salmonelles et autres).
  5. L’épandage de produits pharmaceutiques et de possibles virus dans des terres fréquemment lessivées par les fortes pluies et parfois à la limite de l’inondation induit un déversement de ces matières dans les vallées et dans les villages où l’on a vu maintes fois des rivières de boues dévaler des plateaux.
  6. Leur définition comme « matière sèche » n’est pas convaincante de ce fait. Aussi bien, en cas de sécheresse persistante, elles se volatiseront pour partie dans l’air ambiant, puisqu’elles seront enfouies à peu de profondeur.
  7. La surconcentration de volailles présente des risques accrus d’épidémies, comme il a été dit et répété lors de l’ancienne crise de la « grippe aviaire », et encore en 2017 dans le sud-ouest avec les élevages de canards.
  8. Ces crises sanitaires obligent fréquemment à sacrifier massivement les élevages dans de vastes régions, les plus gros élevages menaçant la viabilité de tous les autres par crainte d’épidémie et mesures d’éradication préfectorales. Ces calamités ont un coût considérable pour les éleveurs et pour les fonds publics.
  9. Un très grand nombre de distributeurs et de transformateurs se sont engagés à ne plus se fournir en œufs de batterie (c’est déjà effectif pour nombre d’entre eux, et à plus ou moins brève échéance pour les autres). A terme, il est clair que des « œufs plein air » qui ne le seraient pas réellement ne trouveront pas de débouchés.
  10. Des distributeurs d’œufs recherchent des sites où implanter des élevages « plein air » : la quantité optimale admise est de 8000 volailles.
  11. Le fait que des projets approchant sont annoncés dans d’autres communes peu éloignées amène la question de l’effet de nombre de ces exploitations, qui démultiplie les effets et les risques de chacune d’entre elles en menaçant de transformer le secteur en dépôt concentré de ces problèmes.
  12. Il est peu probable que l’automatisation du système génère spécialement des emplois.

En conclusion nous demandons que soit déclarée une enquête publique, pour que l’information circule mieux auprès de l’ensemble des communes concernées ; nous invitons le promoteur de ce projet à convenir d’une réunion d’information et d’échange pour en discuter.

Le Collectif 2035

Lien vers le dossier complet :  aisne.gouv.fr.

Réaction au projet, à envoyer par mail à l’adresse

ddt-participation-public-icpe@aisne.gouv.fr

Lettre de réponse de M. Alexandre PAMART, agriculteur porteur du projet (format PDF)

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

Projet et design collectif au Relais du Fournet

Samedi 16 juillet de 9 heures à 17 heures, au Relais du Fournet se tiendra l’atelier participatif « Projet et design collectif » qui avait été évoqué le 20 mai dernier lors de la conférence donnée à Coyolles par Damien Paris de Perm’api. Il s’agit d’envisager ce que peut être créer, bâtir, cultiver, partager en harmonie avec la nature. Il s’agit aussi de passer à l’action. L’atelier est gratuit mais sur inscription.

Au programme : visite du lieu ; les grandes lignes du projet : vision de Viviane Grandmougin et Damien Paris; tour de table : compétence et envie de chacun par rapport au projet. Repas « auberge espagnole » chacun amène son pic nique, on partage, on échange… Atelier design collectif : par groupe ou en individuel, imaginez le lieu. A quoi pourrait-il ressembler quelles installations vous imaginez, quelle dynamisme le lieu vous inspire… Ensuite, on restitue tous cela, on échange.
Public : toute personnes souhaitant participer activement à la création d’un projet, d’un lieu permacole au relais nature du Fournet.
Inscription : nous contacter via le formulaire du site ou à l’adresse permapi@hotmail.fr
Matériel à prévoir : vêtements et chaussures adaptés en cas de pluie (pour la visite),
feuilles ou bloc-notes, crayons, crayons de couleurs, feutres, règles … votre repas
Lieu : Relais Nature du Fournet Route de Walligny 02600 Coyolles
Viviane GRANDMOUGIN

Viande et effet de serre

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D’après une étude américaine parue dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) le 21 juillet 2014, la production de viande de bœuf est bien plus nocive pour l’environnement que celle de volaille, de porc, d’œufs ou de produits laitiers.

Selon l’étude, les bœufs émettent cinq fois plus de gaz à effet de serre que les autres animaux qui sont sources de protéines. Un agriculteur a besoin d’une surface 28 fois plus étendue pour élever un bœuf que pour produire des œufs ou de la viande de volaille. De même, il utilise 11 fois plus d’eau pour irriguer les champs où poussent les foins et grains dont se nourrissent les bovins que pour les autres animaux d’élevage, selon les chercheurs du Bard College de New York, de l’Université de Yale et de l’Institut des Sciences Weizmann de Rehovot, en Israël.

Ainsi, selon les scientifiques, l’élevage de bétail destiné à la consommation contribue à hauteur de 20% aux émissions de gaz à effet de serre et constitue aussi une source majeure de pollution des cours d’eau.

D’après Ken Caldeira, scientifique spécialisé en environnement de la Carnegie Institution for Science : « Manger une livre de bœuf émet plus de gaz à effet de serre que brûler un gallon d’essence ».

La conclusion des auteurs de l’étude est donc tout simplement de « réduire la consommation de viande de bœuf » pour soulager le fardeau environnemental.

http://www.pnas.org/content/111/33/11996.abstract

Marche pour l’eau, ici ou ailleurs

L’eau …  elle est là, partout, si banale qu’on a fini par ne plus la voir vraiment. Elle est pourtant à considérer en soi, à regarder plutôt qu’à la laisser être prise en compte dans d’autres démarches où on envisage de l’utiliser par exemple comme outil d’éventuels forages de gaz de schistes ou de houille … Une belle initiative dans ce 4 pages, celle d’une Marche pour l’eau.

 

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Quelques mots de la réunion PERMACULTURE, à Coyolles, le 20 mai dernier :

Le RELAIS NATURE a reçu Damien Paris de Perm’api (www.permapi.fr) à Coyolles pour une conférence sur la Permaculture, le vendredi 20 mai dernier. La vidéo de la conférence est à présent en ligne sur le site de Ma vraie nature

Cette rencontre devait permettre dans un premier temps de comprendre et de situer la permaculture dans sa globalité  et ensuite de voir comment elle pouvait s’intégrer sur le site du Fournet.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes et ont échangé sur les différents aspects des idées présentées.

La salle était bien remplie, environ 50 personnes. Après avoir éclairé chacun sur le sens de ce mot, le concept a été approfondi et resitué parmi tous les éléments qui s’y rattachent, le bâti, la nature et l’homme, ainsi qu’une meilleure distribution et partage des récoltes. Damien Paris a également évoqué son cheminement dans une « structure nationale » de formation à la Permaculture.

Ensuite, une présentation du Relais Nature du Fournet a permis d’exposer les différentes étapes de sa reconstruction, les activités menées et ce qu’il est aujourd’hui. Le parallèle avec le concept expliqué et la continuité de l’esprit développé intègre totalement la culture dans les espaces alloués. Il est clair, également, que l’habitat doit évoluer au vu des éventuelles activités à venir, dans le respect de son origine, de son cadre, de l’environnement dans lequel il a été bâti et des matériaux à utiliser pour une seconde vie.

Les différentes orientations du projet ont été présentées et ont suscité un intérêt des personnes présentes.

Une réunion de celles qui souhaitent aborder de plus près sa mise en œuvre et/ou y participer  sera envisagée pour déterminer l’ordre  des différents axes à développer, dans un futur proche.

Viviane Grandmougin

Guide des urbiculteurs

Cultiver en ville, c’est réapprendre ou apprendre des gestes et des savoir-faire desquels jailliront quelques mois plus tard, courges, carottes, salades et autres fraises ou mûres. C’est s’émerveiller devant le spectacle offert dans son potager par la biodiversité, en admirant le travail des abeilles, le vol des papillons, l’agilité des oiseaux, les mille et une petites vies qui fouillent et parcourent les sols.

Ce petit Livret des Urbiculteurs  offre des pistes et des idées pratiques pour se lancer dans l’agriculture urbaine et l‘observation de la biodiversité.
Imaginé par Natureparif et conçu avec les associations les Anges Gardins, Agitateurs de science et de multiples acteurs du jardinage urbain et des sciences participatives, il est un appel à fêter la nature pour mieux la connaitre et la savourer ! 

Quelle agriculture pour demain?

La réunion avec Jacques Caplat a été un vrai succès, une bonne soixantaine de personnes avaient trouvé le chemin de la salle des fêtes de Marolles à l’inititative de Réka et Karim de l’Amap « le Cabaret des Oiseaux » de Marolles. Difficile de résumer en quelques lignes un propos à la fois subtile et nuancé, riche d’une expérience de terrain très importante. La conférence donnait vraiment envie de se précipiter sur le livre qu’il a co-écrit avec Pierre Rabhi.

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