Pétition pour sauver la forêt

Pour la forêt française, notre bien commun

« La planète Terre n’a pas besoin d’émissions de CO2 supplémentaires. Elle a besoin de résilience et de forêts qui la refroidissent. » C’est en ces termes que le 25 septembre 2017, 190 scientifiques de la communauté internationale ont interpellé les responsables de l’Union Européenne, posant ainsi en termes clairs l’enjeu vital pour la biosphère d’une gestion forestière réellement durable.

La forêt n’est pas un objet de spéculation financière de court terme !

C’est le rempart de nos enfants face à une crise écologique et climatique qui s’emballe. C’est l’eau potable, la biodiversité et la résilience, l’épuration de l’air, le stockage d’une partie du carbone en excès dans l’atmosphère et la possibilité d’en stocker dans le bois matériau. C’est aussi notre lieu de connexion avec la Nature. Renoncer à tous ces bienfaits serait pure folie. C’est pourtant ce qui se profile en Europe et en France, métropolitaine comme dans les départements ultramarins, avec les incitations croissantes à transformer les forêts pour satisfaire des appétits industriels de court terme non soutenables. Comble du cynisme, ces orientations sont présentées depuis le Grenelle de l’environnement sous couvert d’écologie.

Les forêts publiques françaises incarnent particulièrement ces enjeux. Bien qu’elles ne représentent que 25% des surfaces forestières de France métropolitaine, elles correspondent aux coeurs historiques des massifs forestiers. Ce sont des surfaces boisées depuis de nombreux siècles, qui concentrent les écosystèmes les plus matures, et ainsi les stocks de biodiversité et de carbone les plus conséquents de tous les écosystèmes.

Le droit forestier français, vanté dans le monde entier comme une préfiguration historique du concept de gestion durable, consacre la forêt comme bien commun. Il prévoit des outils de protection des forêts privées et publiques par les pouvoirs publics.

Pourtant le principal instrument de cette politique, l’Office National des Forêts, subit un véritable détournement de ses missions d’intérêt général. La privatisation en cours de ses activités régaliennes préfigure la disparition de ce service public et une politique forestière au rabais. Ces évolutions actuelles à l’ONF et celles à l’oeuvre dans le privé menacent de tirer vers le bas toutes les « garanties de gestion durable », en forêt publique comme en forêt privée.

La démarche de privatisation de l’Office National des Forêts, et l’industrialisation croissante qui l’accompagne doivent être reconsidérées au regard des multiples enjeux des forêts pour la société d’aujourd’hui (climat, biodiversité, emploi et économie). La notion de bien commun impose par ailleurs que la société civile prenne part aux décisions forestières, et dispose d’un droit de regard sur la gestion des forêts publiques qu’elle reçoit en héritage et doit transmettre à ses enfants.

Nous soussignés, citoyens et représentants d’organisations concernés par le sort de la biosphère, réunis ce 25 octobre 2018 au pied des chênes pluri-centenaires de la Forêt Domaniale de Tronçais, demandons solennellement la convocation d’un grand débat public, que la forêt française mérite aujourd’hui plus que jamais depuis plus d’un siècle.

Mobilisés, vigilants et unis, nous entendons nous rencontrer régulièrement pour débattre des orientations cruciales de la politique forestière, élargir et amplifier la dynamique enclenchée ce jour.

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

Quelle agriculture pour demain?

La réunion avec Jacques Caplat a été un vrai succès, une bonne soixantaine de personnes avaient trouvé le chemin de la salle des fêtes de Marolles à l’inititative de Réka et Karim de l’Amap « le Cabaret des Oiseaux » de Marolles. Difficile de résumer en quelques lignes un propos à la fois subtile et nuancé, riche d’une expérience de terrain très importante. La conférence donnait vraiment envie de se précipiter sur le livre qu’il a co-écrit avec Pierre Rabhi.

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Une autre forme d’éducation

Voici un autre personnage tout autant fascinant que Céline Alvarez : André Stern. Son parcours et son expérience sont tout à fait différents, avec une belle source d’inspiration à saisir dans ses propos sur le « comment ça marche et qu’est-ce qui marche dans l’apprentissage chez l’enfant ? » André Stern se définit comme un enfant de 42 ans qui n’est jamais allé à l’école. Il met en avant simplement le jeu et l‘enthousiasme. Il travaille également en étroite collaboration avec les neurosciences.
Voici une vidéo explicite de son parcours. A travers son récit, on comprend combien l’empathie, la confiance, l’amour et la bienveillance restent des clés incontournables.
Une approche très complémentaire à celle de Céline Alvarez.
  ( 22 min)

Ensemble redessinons l’éducation

ensemble redessinons l'éducation

On pourrait peut-être organiser une projection du film « ensemble redessinons l’éducation » (voir le lien dans les ressources) dans un endroit (Marolles ? la Ferté-Milon ? voire Villers pour les enseignants, futurs ou jeunes parents, grand parents etc.) et inviter Véronique de Tilly, la directrice de la maison de l’enfant qui participe au film.

Cette petite école, je l’ai visitée plusieurs fois et les deux enseignants sont venues avec nous à Amsterdam pour approfondir la pédagogie Reggio Emilia.

Tout ce qui se passe dans cette petite école est magique et incroyable.

Les deux enseignants y travaillent depuis au moins 30 ans et sont toujours aussi passionnés.

Si on veut changer le monde et les mentalités, c’est la seule solution, il faut accompagner nos tout petits avec ce genre de pédagogie !

Une autre personne ressource pourrait être Céline Alvarez, jeune femme qui a exercé dans une maternelle ZÉP de Gennevilliers et qui se donne à fond pour essayer de faire bouger le mammouth…

Elle mérite vraiment qu’on la soutienne. Jetez un coup d’oeil sur ces liens que nous indiquent Stéphane

Céline Alvarez le modèle scolaire traditionnel

TEDx Céline Alvarez

On pourrait peut-être aussi organiser une fête de l’enfance au printemps et créer avec les enfants des « œuvres d’art » avec du matériel de récupération….avec tous les artistes dans le collectif cela devrait être « un jeu d’enfants ».

Cela nous permettrait de toucher des jeunes familles dont les enfants auront entre 20 et 30 ans en 2035….