« Le temps des forêts » au Cinéma de Villers-Cotterêts

« La forme d’une ville change plus vite hélas/Que le cœur d’un mortel » … Baudelaire écrit de la plus belle façon ce que les hommes ont sans doute toujours vécu : la transformation de la réalité qui les entoure est toujours en avance sur la perception qu’ils en ont. Mais ceci s’est accéléré de manière exponentielle ces dernières décennies.

On pourrait dire en déclinant ces vers et en en faisant un inventaire à la Perec : « La forme d’un village … celle  de la campagne… de la forêt/change plus vite que l’idée que nous en avons ». Ce retard de la conscience sur la transformation du réel, s’il est naturel, est aujourd’hui problématique. Il nous plonge dans une rêverie somnambule où, en dépit de tout, nous croyons que les choses continuent à être ce qu’elles étaient. C’est la source d’une désespérance quand soudain nous constatons que les réalités auxquelles nous sommes le plus attachés ont disparu. Et cela nous désarme nous rendant réticents aux alertes sur l’agriculture intensive qui devraient pourtant bien entamer ce rêve de campagne que nous avions, le glyphosate et autres pesticides font mauvais ménage avec une vision bucolique de la nature. Dans la même perspective, on ne peut que mesurer le recul toujours grandissant dans les villages de la dimension communautaire qu’ils incarnaient dans l’imaginaire et la montée d’une autre réalité, celle d’unités d’habitation plus anonyme, apparentées à des « cités dortoir » et à des banlieues.

La forêt est sans doute une de ces réalités mythiques qui résiste encore. Elle appartient toujours à l’univers des contes et  participe d’une nature sauvage. Le film « Le temps des forêts » que nous projetterons très prochainement au cinéma de Villers-Cotterêts vient entamer passablement nos illusions. Le glissement des espaces forestiers vers un statut d’usine à bois y est bien repéré ainsi que bien d’autres transformations qui ne sont que la marque du libéralisme et du productivisme sur cet objet particulier qu’est la forêt. Nous vous invitons à venir nombreux à la projection dont la date sera fixée très rapidement.

 

 

Le gaz de schiste à Jouarre, c’est fini :-))

Le permis de Château-Thierry, c’est fini! La plateforme de Jouarre n’existe plus. 

Le 6 mai retrouvons-nous pour un pique-nique joyeux, à la cueillette de Nolongues

Tous ceux qui, de près ou de loin, ont suivi les différentes étapes de cette mobilisation citoyenne opposée au permis de Château-Thierry sont joyeusement invités à participer au pique-nique du 6 mai qui aura lieu à quelques centaines de mètres de l’ancienne plateforme de Jouarre.

Si :

• vous avez participé aux différentes manifestations/réunions depuis 2011 (à Doue, à Jouarre, à Rozoy-Bellevalle, à Château-Thierry, à Meaux, à Coulommiers, à Tournan, à Aulnoy, à Chartronges, dans l’Essonne, à Montreuil, à Paris ou encore ailleurs!)

• vous avez rencontré sur votre chemin l’un des collectifs luttant contre le gaz et le pétrole de schiste

• vous êtes venus à la projection du second film de Josh Fox en avant-première à la Ferté-sous-Jouarre

• vous étiez là lorsque les Dindons ont envahi la plateforme de Jouarre

• vous n’étiez pas là mais vous avez quand même envie de savoir ce qu’il en est aujourd’hui

Vous êtes les bienvenus!

Le 6 mai à partir de midi à la Cueillette de Nolongues (à 100 m du croisement D402/D19 en direction de Doue).

Préparez votre panier de pique-nique, cuisinez vos salades et vos tartes, sortez vos instruments de musique, vos jeux de société, bref, tout ce qui fera de ce jour une jolie fête.

Retz Nature et Forêt

Certains habitent à la campagne parce qu’ils y sont nés. D’autres ont fait le choix de quitter la ville pour y vivre. Pour tous, des images s’attachent au milieu rural : l’espace, la proximité de la nature, chacun en aura sa propre vision. En tout cas, la forêt est – surtout dans nos régions – une de composantes de ce qui définit ce milieu.

On sait la manière dont les transformations de l’économie ont modifié les terres cultivées. On ne se faisait guère d’illusion sur ce qu’elles allaient sans doute inévitablement entrainer sur la forêt … et il semble hélas qu’on avait raison. La taille des engins qui déboisent, la profondeur des ornières qu’ils creusent, les coupes à blanc que l’on découvre soudainement ici ou là sont autant de facteurs qui l’attestent.

Pour ceux que ces questions intéressent, nous recommandons un site http://retznatureforet.canalblog.com/ en création où l’on pourra trouver une approche éclairante sur les bouleversements auxquels la forêt de Retz est soumise.

Lettre au Préfet de l’Aisne.

Le Collectif 2035 a fait parvenir cette lettre au Préfet de l’Aisne

Monsieur le Préfet,

Le collectif 2035, très soucieux du projet de poulailler industriel à Cœuvres-et- Valsery, vous prie de bien vouloir prendre en considération les points suivants :

1) Le permis de construire a été voté et attribué sans la présentation de l’évaluation environnementale qui était demandée par les services de la Dreal. Il est curieux que les services de l’unité ICPE de la DDT de la préfecture aient émis un avis favorable sur ce permis (17 août 2017) alors que la consultation publique n’avait pas eu lieu et que l’Autorité environnementale soumettait quelques jours après (21 août 2017) ce projet à évaluation environnementale.

2) Les conseils municipaux des communes concernées par les épandages se sont prononcés contre ce projet.

La proximité du Rû de Retz et la forte pente en limite du terrain du parcours des poules, propice au ruissellement vers le village, inquiète quant à la pollution de ses eaux et des terres en aval qui pourra facilement atteindre la ZNIEFF de la vallée du Rû de Retz et de ses affluents.

3) Le contenu du dossier qui a été soumis à la consultation du public ne correspond pas à ce qui est annoncé par M. Pamart dans sa lettre publique. Le dossier présenté en Mairie n’est donc pas le dossier final et est à ce titre incomplet. De plus, il ne comprend pas l’évaluation environnementale que ce projet nécessite.

4) La pétition initiée par le collectif 2035 et des habitants de communes concernées a reçu 38 000 signatures, ce qui montre à quel point la population est sensible aux problèmes de ce type d’élevage : antibiotiques, concentration d’un grand nombre d’animaux dans un petit périmètre, risque de pollution des nappes phréatiques et des rivières, épidémies dont on entend fréquemment parler.

5) Les normes nationales et européennes semblant devoir évoluer vers des élevages de moindre ampleur, il est nécessaire d’adapter les créations nouvelles à des perspectives pérennes, et de ne pas se précipiter pour enraciner un modèle qui deviendra prochainement obsolète et non viable.

6) Pour ces raisons, et d’autres figurant dans la pétition initiale, nous demandons l’ouverture d’une enquête publique.

En vous remerciant de votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de notre considération distinguée,

Le collectif 2035

 

Tous au compost

 

Tous au compost est un évènement national annuel qui valorise la pratique du compostage de proximité des déchets organiques :
– le compostage domestique (composteur individuel, lombricomposteur…),
– le compostage partagé (en immeuble, quartier, plateforme collective…),
– le compostage en établissement (restauration collective, restaurants, cantines…).

Les bénévoles, les référents de site ou des guides composteurs, les collectivités, les citoyens… Chacun peut proposer une animation autour d’un site de compostage pour informer, sensibiliser, convaincre, développer la pratique du compostage de proximité et la gestion de proximité des biodéchets. Cela peut être une animation, une exposition, une conférence, un compost’tour, une distribution de compost ou de composteur, une formation, etc.

Plus d’informations sur https://www.semaineducompostage.fr/

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

une réforme du code minier présentée à l’Assemblée nationale, en catimini

Les 17 et 18 janvier prochain à l’Assemblée Nationale va être discutée une proposition de loi concernant une réforme du code minier. Certes, ce texte ne pourra pas être voté avant la fin de la mandature. Mais il n’y a pas extinction lors du renouvellement de la chambre des députés. Ce qui aura été accepté pourra être repris par les nouveaux députés. Il est évident que les industriels pétroliers ou miniers souhaitent une simplification des procédures leur permettant d’obtenir le droit d’extraire les ressources du sous-sol à leur profit, sans aucune prise en compte des recommandations de l’accord de Paris (Cop 21), sans aucun questionnement sur l’utilité d’extraire des ressources non renouvelables.
L’extractivisme est sans aucun doute à questionner dans la perspective d’une transition, de 2035.
Un décryptage du texte de la proposition de loi est disponible ici cm-fiches-dec2016-ok
ainsi qu’une campagne de cartes postales « pétition » à envoyer à nos députés avant le 10 janvier… à vos imprimantes! Pour comprendre l’enjeu de cette campagne de cartes postales: _La sale mine du future code minier Couleur

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ou en noir et blanc: carte_1_NB

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« Faire le pari d’autres possibles »vendredi 16 déc.2016 20h30 MJC Crépy en Valois

Le vendredi 16 décembre 2016 à 20h30 à la MJC de Crépy en Valois, la Compagnie Terre d’Utopies avec Sabine Stourbe présentera dans le cadre de « Faire le pari d’autres possibles » le texte de Jean-Pierre Siméon du Stabat Mater Furiosa.

Dans une version puissante et émouvante entrecoupée de témoignages de penseurs comme Jean-Marie Pelt, Pierre Rahbi, Christophe André et d’archives de l’INA, ce spectacle déjà présenté avec succès notamment à Château-Thierry le 11 novembre dernier, se jouera ensuite à Paris, les 13,14,18,19,20,21,27 et 28 janvier 2017 dans le 11e arrondt, au Théâtre du Temps, 9 rue Morvan.

« Passer en revue les cent dernières années, traverser le 20e siècle pour prendre conscience de nos pires et faire le pari de nos mieux pour rendre le 21e siècle plus espérant et bienveillant. » A ne pas manquer !

http://www.terredutopies-56.webself.net/

 

Lancement de la monnaie locale complémentaire du sud de l’Aisne

Parmi les pistes de réappropriation que le film DEMAIN évoquait, il y a la création d’une monnaie locale. Un petit groupe emmené par Anne s’est lancé dans l’aventure et les 9 mois de réflexion, de réunion et de travail autour de ce thème portent aujourd’hui leur fruit puisque le 13 novembre prochain, cette initiative va devenir publique.

mlc-13-novembre

Nous ferons une place sur le site à tout ce qui concernera la création d’une monnaie locale complémentaire du sud de l’Aisne. Rendez-vous sur le site et bien sûr le 13 au cinéma de Château-Thierry.