Enercoop ou l’électricité verte

Quand on décide de choisir un fournisseur d’électricité dite « verte », il est difficile de connaître le type exact d’électricité que nous utilisons au final. Or, un point important différencie Enercoop des autres fournisseurs d’électricité verte: le dispositif ARENH (Accès Régulé à l’ Energie Nucléaire Historique), mis en place par la loi NOME en 2010, afin de créer un marché régulé qui permette une concurrence équitable entre les fournisseurs.
ARENH, c’est la possibilité pour un fournisseur notamment d’énergies vertes, de disposer d’un pourcentage d’énergie nucléaire (très faible, mais pourcentage quand même) s’il en a besoin. Pour plus de compréhension du mécanisme ARENH, voici un lien: Comprendre le mécanisme ARENH
Or, Enercoop a refusé de souscrire à « l’accord cadre » ARENH avec EDF. C’est ce qui le différencie des autres fournisseurs d’énergies renouvelables et en particulier du fournisseur d’électricité verte Planète Oui.
La philosophie d’Enercoop.
• Enercoop se veut un nouveau modèle éthique et solidaire de production et de consommation d’électricité.
• Enercoop dénonce l’énergie nucléaire (proche de Greenpeace).
• Enercoop soutient le « consommer moins ».
• Enercoop prône une production décentralisée (pour réduire les déperditions lors du transport, les coûts et pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande). Actuellement, 8 coopératives régionales ont vu le jour.
• Enercoop réinvestit ses bénéfices dans des projets de production d’énergie renouvelable.
• Enercoop est une coopérative d’intérêt collectif.
• Enercoop achète son électricité verte auprès des membres de sa coopérative qui sont donc des producteurs et revend à 10 000 clients qui sont des sociétaires.
Source UFC Que choisir à propos d’Enercoop: l’exception c’est Enercoop, le seul fournisseur à s’approvisionner à 100 % auprès de producteurs de petites installations hydrauliques, d’éolien et de photovoltaïque, et à réinvestir ses bénéfices dans la production d’électricité renouvelable.
QUE CHOISIR ?
Choix philosophique :
Enercoop est plus cher que les autres fournisseurs. Toutefois, en 2016, les citoyens qui ont fait le choix d’ Enercoop, l’ont fait pour des raisons qui vont bien au-delà du seul critère financier. C’est, d’après eux, tourner résolument le dos à des énergies extrêmement polluantes et risquées sur le plan de l’environnement et de la santé humaine. A l’heure des engagements à tenir pour la préservation du climat pour les 20 ans à venir, c’est donner un signal fort à l’ensemble de nos décideurs afin de changer de cap en matière de politique énergétique. C’est une forme de pression et de résistance citoyennes. En choisissant Enercoop, ceux qui le décident et qui peuvent en payer le prix aujourd’hui, le font pour la plupart, pour la planète et les générations qui vivront en 2035. C’est grâce à cette forme de résistance qu’avaient initiée les pionniers de la culture et de l’alimentation biologique, il y a 25 ans, que nous pouvons remettre aujourd’hui en cause les lobbies de l’industrie agro-alimentaire, tel que Monsanto. Cette résistance avait pourtant un prix à l’époque.

Rencontre de la Communauté de Communes de Villers Cotterets Forêt de Retz

Le projet de permaculture a été présenté à la Communauté de Communes lors d’un rendez-vous avec Monsieur SAUMONT, Vice-Président chargé du Territoire et le Maire de Coyolles, Monsieur NELATON, qui avait proposé son accompagnement. L’ensemble du projet a été très bien reçu et il en sera question à une prochaine commission.

Biodiversité du jardin

Un dragon* dans mon jardin ?!
Une dame blanche* dans mon grenier ?!
dragon

Votre commune ou votre jardin hébergent peut-être des trésors de biodiversité… contribuez à leur sauvegarde !

Les CPIE de Picardie renouvellent leur campagne de sensibilisation à la biodiversité ordinaire et vous propose de venir gratuitement chez vous (commune ou particulier) pour inventorier les rapaces nocturnes et les amphibiens entre mars et juillet 2016.

Cette rencontre est un moment privilégié pour découvrir des richesses naturelles et se renseigner sur des gestes simples permettant de participer à la préservation de ces espèces !

Renseignements :
Mail : contact@cpie-picardie.org
Tel : 03.23.80.03.02

  • triton
  • chouette effraie ou effraie des clochers (Tyto alba)

TOUS AU COMPOST

Semaine nationale du compostage de proximité
(du 1er au 10 avril 2016)

Tous au compost est un évènement national annuel visant à promouvoir la pratique du compostage de proximité des déchets ménagers : compostage domestique, partagé, en établissement, en immeuble, en quartier ou dans toute autre structure collective.

dafebdhg

Chaque année, des bénévoles, des référents de site ou des guides composteurs accueillent pendant quelques heures les habitants qui ont composté comme les nouveaux visiteurs pour une animation sur site, une distribution de compost, ou toute autre action visant à rendre visible leur site de compostage et à en augmenter la participation.

http://www.semaineducompostage.fr/

Une interview de Cyril Dion

« Pour que la démocratie fonctionne, il faut que les gens s’en emparent »
Plus de 700.000 spectateurs sont allés voir Demain, le film réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent. À la veille de la cérémonie des César, où ce film sur les alternatives écologiques est nominé, Reporterre a rencontré Cyril Dion. Son sujet : l’avenir de la démocratie.
Cyril Dion
Cyril Dion a, en 2007, participé à la création, avec Pierre Rabhi et quelques amis, du mouvement Colibris, qu’il a dirigé jusqu’en juillet 2013 et dont il est aujourd’hui membre du cercle de pilotage. Il a également cofondé le magazine Kaizen et la collection Domaine du possible, chez Actes Sud. Il a réalisé avec Mélanie Laurent le film Demain, sorti en décembre dernier.

Reporterre (R) – Comment analysez-vous le succès de votre film Demain ?
Cyril Dion (CD) – Peut-être le film marche-t-il parce qu’il apporte de l’enthousiasme et de l’espoir à des personnes qui ont du mal à en trouver dans le contexte politique. Il essaye de dessiner un avenir possible, dans un monde où nous sommes ensevelis par les mauvaises nouvelles : le Front national, le terrorisme, la crise climatique, les migrants, la crise économique… Nous voulions tracer des perspectives là où on a parfois l’impression qu’il n’y a plus d’issue.
Et pour y arriver, nous avions besoin de proposer un nouvel imaginaire et de susciter la créativité. Nos cerveaux sont colonisés par une vision du monde qui s’effrite et se désagrège, portée notamment par les médias. Nous avons donc cherché à aller sur le terrain du rêve, car il ne suffit plus d’être rationnel. Les faits, nous les connaissons depuis des décennies, pourtant ils ne déclenchent pas de réaction massive ! Nous sommes des êtres profondément irrationnels. Nous avons besoin d’être émus, de faire travailler notre imagination, de nous identifier à d’autres gens, etc. Le cinéma permet d’activer toutes ces parties de nous- mêmes à la fois, grâce aux images, à la musique, à la dramaturgie.

R – Quel est le message de votre film ?
CD – Qu’il est possible de faire autrement, de résoudre nos problèmes ! Et surtout, que chacun d’entre nous peut contribuer à changer les choses. On a souvent l’impression que le pouvoir est en dehors de nous, qu’il est dans les entreprises ou dans les États. Mais nous pouvons reprendre ce pouvoir. Nous en avons beaucoup plus que nous ne l’imaginons ! Et si nous l’exercions ensemble, nous serions capables de reprendre la main sur la course du monde.

R – Cela peut-il avoir un impact d’ici à 2017 ?
CD – Je me tiens à l’affût des dynamiques qui pourraient émerger. Il faut voir comment les gens pourraient se rassembler, dans quelle mesure ils pourraient soutenir des candidats issus de ces mouvances citoyennes.
Mais cela ne marchera que s’il y a une large mobilisation. Ce mouvement doit dépasser le cercle des convaincus, des militants. Pour le moment, nous restons apathiques. La démocratie doit d’abord changer dans la tête de chacun d’entre nous. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que les gens s’en emparent. On doit s’en occuper, ce n’est pas quelque chose d’extérieur à nous.
Le succès de Podemos en Espagne est significatif : ce sont des gens qui viennent du milieu militant, qui ont d’abord essayé de faire pression sur le gouvernement, de faire des contre-sommets – Pablo Iglesias a milité très jeune, par exemple. À un moment donné, ils se sont rendus compte que les politiques ne voulaient pas les entendre. Alors ils ont décidé de les remplacer.
C’est ce qui est intéressant : il y a un terreau de gens qui portent de nouvelles idées, et sur ce terreau émergent des responsables politiques dont on peut espérer qu’ils transformeront ces initiatives en quelque chose de plus grande ampleur, dans une coopération élus-citoyens.

R – Faut-il aujourd’hui se passer des partis politiques ?
CD – Personnellement, je ne crois pas que le changement viendra du Parti socialiste ou de Les Républicains, encore moins du Front national. Et je me pose des questions sur les Verts, quand on voit leur situation.
Les partis politiques, en tant que structures qui veulent avant tout gagner des élections pour accéder au pouvoir, ne peuvent pas nous emmener très loin. Par ailleurs, je crois qu’il faut « déprofessionnaliser » la politique. Il faudrait davantage de gens qui se mettent au service de l’intérêt général pour un temps donné, sans que cela constitue leur métier. C’est un grave problème de notre démocratie, cette histoire de devoir garder son job d’élu à tout prix !

R – Peut-on encore se considérer en démocratie ?
CD – Plus tout à fait. Dans le film, nous évoquons une étude de l’université de Princeton qui a analysé des milliers de décisions du gouvernement états-unien pour savoir si elles allaient plutôt dans le sens des grandes entreprises ou dans le sens de ce que voulait la population. À 80 %, elles allaient dans celui des grandes entreprises. L’étude conclut que les États-Unis ont basculé dans un système plus oligarchique que démocratique. Je crois que c’est aussi le cas ici.

R – Quelle alternative proposez-vous ?
CD – Il faut changer les institutions et les principes de la Ve République pour en finir avec cette personnalisation autour du président de la République et les dérives monarchiques que cela entraîne. On peut imaginer mettre les citoyens davantage à contribution, avec une Assemblée nationale et des députés élus d’un côté, et un Sénat composé de citoyens tirés au sort de l’autre.
On pourrait décliner cela à l’échelle locale. Il faut permettre un dialogue beaucoup plus fécond entre les citoyens et leurs élus. C’est ce que nous montrons dans le film, en Inde, avec des assemblées de citoyens qui se réunissent tous les trois mois avec leurs élus pour élaborer les actions à venir et faire des points d’étape réguoiers. c’est une forme de participation intéressante, où l’on ne délègue plus ni la responsabilité des idées, ni celle d’agir.
Il semble y avoir un décalage abyssal entre l’écho de votre film et le fonctionnement de la classe politique…
C’est logique ! Quand on est dans un moment où on passe d’une civilisation à une autre, ce ne sont jamais les gens au pouvoir, à la tête du système en train de mourir, qui vont le changer. Il est normal qu’ils n’en prennent pas la mesure. Louis XVI n’a pas dit aux gens d’aller dans la rue, de prendre la Bastille, de lui couper la tête et d’instaurer une démocratie.

R – Pourquoi avez-vous signé une pétition sur Notre-Dame-des-Landes ?
CD – Notre-Dame-des-Landes est un symbole. On a déjà beaucoup d’arguments démontrant qu’il est absurde de faire un nouvel aéroport sur des zones humides et agricoles, au moment on réfléchit à développer l’agriculture autour des villes, à limiter les émissions de CO2 et organiser autrement la circulation dans le monde…
Abandonner le projet d’aéroport entérinerait le fait que nous avons besoin de prendre des orientations différentes dans notre développement économique. Et que ce sujet prenne de l’importance dans l’opinion a aussi une vertu pédagogique. Ce n’est pas simplement « Notre-Dame-des-Landes », c’est tout ce que cela dit sur notre vision de la société de demain.

R – En 2014, vous évoquiez la COP 21 comme le « sommet de la dernière chance ». Quel bilan en tirez-vous ?
CD – C’est une victoire politique et diplomatique. Symboliquement, c’est très fort d’avoir permis à 195 pays d’affirmer ensemble qu’il faut rester en-dessous d’1,5 °C. Pour avoir participé à de nombreux congrès internationaux, je sais qu’on ne peut pas aboutir à beaucoup plus dans ce type de manifestation. Comment voulez-vous arriver à des objectifs chiffrés et contraignants avec un consensus à 195 pays ? Quand on est dans un processus diplomatique, on est piégé dans un système où il ne faut choquer personne. Personne ne doit avoir envie de claquer la porte et de quitter la table des négociations.Désormais, c’est à chaque pays de se donner les moyens de parvenir à cette réduction des émissions. C’est-à-dire que cela nous regarde directement : c’est à nous de nous battre pour continuer à interdire les gaz de schistes, pour développer les énergies renouvelables – et ce, de manière intelligente, avec des panneaux solaires construits à partir de l’économie circulaire, avec des éoliennes placées aux bons endroits, avec une géothermie qui ne saccage pas tout, avec des économies d’énergie substantielles. Pour que tous ces choix adviennent dans ce sens, il faut que l’on s’en préoccupe, en mettant la pression sur nos élus, pour engager des rapports de force avec les entreprises et le système économico-financier.Plutôt que de critiquer l’accord de Paris sur le climat, il faut s’en servir comme d’une prise de judo pour retourner le système. C’est l’essence de notre appel sur Notre-Dame-des-Landes : on a signé l’accord de Paris, maintenant, on le met en place. Pour une fois qu’il y a une ouverture chez des responsables de 195 pays, appuyons-nous dessus.

R – Qu’allez-vous faire après Demain ?
CD – J’en écris la suite. Le film s’intéressera aux possibilités de rassemblement politique pour que ces initiatives se généralisent. Il y a une forme de révolution à conduire, qui doit être différente de celles qu’on a connues par le passé : le concept même de révolution a besoin d’être réinventé. Il faut solliciter un nouvel imaginaire de mobilisation. Comment reprendre le pouvoir politiquement ? Comment construire un nouveau pouvoir qui ne reproduise pas les erreurs ou les abus du passé ? Il faut que l’on comprenne que changer la démocratie, c’est aussi important que changer l’agriculture ou réinventer nos modes de productions énergétiques, notre modèle économique. Cela va ensemble.
– Propos recueillis par Barnabé Binctin pour Reporterre.

Discussion autour d’Enercoop

Introduction pour le lecteur

Les différents éléments apportés dans cet article et les précédents sur Enercoop, nous l’espérons, « éclaireront votre lanterne » et vous aideront à déterminer si vous allez ou pas, prendre la décision et le temps de quitter votre fournisseur d’électricité historique . Dans la rubrique « Forums 2015 », vous trouverez un forum « Enercoop discussion « . Vous pouvez y faire part de votre réflexion autour de ce sujet, ce qu’il vous inspire. Merci de votre participation pour échanger, ce qui contribue à nous faire tous réfléchir et donc avancer et peut-être aussi changer.


 

La CSPE, qui est une contribution due par tous les consommateurs y compris les auto-producteurs, vise en effet, pour une certaine part, à compenser les charges de service public et les frais financiers en résultant, supportés par les fournisseurs historiques, c’est à dire les surcoûts résultant des politiques de soutien aux ENR (énergies renouvelables) et à la cogénération.

Mais pas seulement. La CSPE finance également:

  • les surcoûts de production dans les zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain continental comme la Corse, les départements d’Outre-Mer, etc.
  • les pertes de recettes que les fournisseurs supportent en raison de la mise en œuvre de la tarification spéciale « produit de 1ère nécessité » et du dispositif en faveur des personnes en situation de précarité.
  • les frais de gestion de la Caisse des Dépôts.
  • le budget du médiateur de l’énergie.
  • le versement de la prime aux opérateurs d’effacement.

Voir le schéma sur le site de la Commission de Régulation de l’ Energie en cliquant sur le lien suivant: http://www.cre.fr/operateurs/service-public-de-l-electricite-cspe/mecanisme

D’autre part, si effectivement, il est difficile de connaître le type exact d’électricité que nous utilisons au final, un point important différencie Enercoop des autres fournisseurs d’électricité verte: le dispositif ARENH (Accès Régulé à l’ Energie Nucléaire Historique), mis en place par la loi NOME en 2010, afin de créer un marché régulé qui permette une concurrence équitable entre les fournisseurs.

ARENH, c’est la possibilité pour un fournisseur notamment d’énergies vertes, de disposer d’un pourcentage d’énergie nucléaire (très faible, mais pourcentage quand même) s’il en a besoin. Pour plus de compréhension du mécanisme ARENH, voici un lien: http://www.fournisseurs-electricite.com/actualites/comprendre-arenh

Or, Enercoop a refusé de souscrire à « l’accord cadre » ARENH avec EDF. C’est ce qui le différencie des autres fournisseurs d’énergies renouvelables et en particulier du fournisseur d’électricité verte Planète Oui.

En résumé, la philosophie d’Enercoop.

  • Enercoop se veut un nouveau modèle éthique et solidaire de production et de consommation d’électricité.
  • Enercoop dénonce l’énergie nucléaire (proche de Greenpeace).
  • Enercoop soutient le « consommer moins ».
  • Enercoop prône une production décentralisée (pour réduire les déperditions lors du transport, les coûts et pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande). Actuellement, 8 coopératives régionales ont vu le jour.
  • Enercoop réinvestit ses bénéfices dans des projets de production d’énergie renouvelable.
  • Enercoop est une coopérative d’intérêt collectif.
  • Enercoop achète son électricité verte auprès des membres de sa coopérative qui sont donc des producteurs et revend à 10 000 clients qui sont des sociétaires.

Sources: http://www.fournisseurs-electricite.com/enercoop

Source UFC Que choisir à propos d’Enercoop: L’exception c’est Enercoop, le seul fournisseur à s’approvisionner à 100 % auprès de producteurs de petites installations hydrauliques, d’éolien et de photovoltaïque, et à réinvestir ses bénéfices dans la production d’électricité renouvelable.

http://www.quechoisir.org/environnement-energie/energie/electricite-gaz/decryptage-gaz-et-electricite-vos-questions-nos-reponses

Chiffres 2015 sur la production des ENR en France: http://aenv.fr/?NW26181

http://www.consoglobe.com/fournisseur-electricite-cg

http://www.consoglobe.com/energies-fournisseurs-enercoop-2214-cg

Conclusion

Nous n’avons pas évoqué l’aspect financier. En termes de coût, Enercoop est plus cher que les autres fournisseurs. Toutefois, en 2016, les citoyens qui ont fait le choix d’ Enercoop,  l’ont fait pour des raisons qui vont bien au-delà du seul critère financier. C’est, d’après eux,  tourner résolument le dos à des énergies extrêmement polluantes et risquées sur le plan de l’environnement et de la santé humaine. A l’heure de la COP 21 et des engagements à tenir pour la préservation du climat pour les 20 ans à venir, c’est donner un signal fort à l’ensemble de nos décideurs afin de changer de cap en matière de politique énergétique. C’est une forme de pression et de résistance citoyennes. C’est grâce à cette forme de résistance qu’avaient initiée les pionniers de la culture et de l’alimentation biologique, il y a 25 ans, que nous pouvons remettre aujourd’hui en cause les lobbies de l’industrie agro-alimentaire, tel que Monsanto. Cette résistance avait pourtant un prix à l’époque.

Il y a des pionniers à toutes les époques et ceux qui acceptent et qui peuvent en payer le prix aujourd’hui en choisissant Enercoop, le font pour la plupart, pour la planète et les générations qui vivront en 2035.


 

Discussion à propos d’Enercoop

Un des 5 points sur lesquels l’équipe de DEMAIN suggère une action simple, individuelle, à la portée de chacun, c’est de choisir un fournisseur d’énergie renouvelable et elle suggère de basculer des fournisseurs traditionnels vers ENERCOOP.

Il y a des informations très précieuses envoyées par Isabelle sur ce point et qui soulèvent en particulier les limites politiques d’un tel changement difficilement généralisable du fait que cela a un coût que tous ne peuvent supporter.

Suite à ces échanges et sans qu’une réunion formelle se soit positionnée sur ce point,  il semble envisageable d’avancer une position 2035 sur cette question du changement de fournisseur d’énergie.

Certes le développement d’énergies renouvelables est en fait financé par une taxe imposée sur les factures de tous les fournisseurs y compris ceux qui produisent de l’énergie non verte et donc par un abonnement à quelque fournisseur que ce soit, on contribue au développement des énergies renouvelables.

Cependant Enercoop apparaît comme un fournisseur, un distributeur plus « vert »du fait de son caractère associatif et de son action en faveur des petits producteurs de proximité. A ce titre, il pourrait être éligible pour nous.

L’autre approche de cette question, plus ambitieuse, mais plus décisive, c’est celle de la production d’énergie de proximité et renouvelable. C’est un des dossiers sur lequel il serait souhaitable d’avancer.

Continuer la lecture de « Discussion à propos d’Enercoop »

Discussion Enercoop : position d’Attac

RECTIFICATIF: le 22 mars 2017, Gilles Sabatier, membre d’ATTAC, nous a demandé de bien vouloir insérer une rectification dans l’article relatif à Enercoop et en particulier, à la position d’Attac. En effet, il souligne que le témoignage de Christiane sur notre site, ne reflète pas la position actuelle d’Attac sur ce sujet. Nous mettons bien volontiers ci-dessous son message nous indiquant la position exacte d’Attac à ce jour et le remercions de son attention vigilante. Avec toutes nos excuses pour cette erreur.

Bonjour,

Je suis membre d’Attac et j’ai vu sur votre site une contribution datée de janvier 2016
http://www.collectif2035.fr/2016/01/31/discussion-enercoop-position-dattac/
présentée comme « la position d’Attac »

Je vous signale que ce texte a été écrit par une militante d’Attac en 2011, il y a 6 ans, et ne reflète pas la « position officielle » d’Attac.

Ainsi , par exemple dans la note sur les financements de la transition écologique
https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/financement-de-la-transition
on peut lire
En France, des initiatives de ce type existent, telle Enercoop. Elles doivent être encouragées. De même de plus en plus de collectivités locales veulent retrouver une autonomie énergétique [24] aussi grande que possible. L’encourager, dans un cadre maîtrisé et régulé assurant la justice sociale, est un facteur décisif d’une transition énergétique réussie et plus globalement d’une transition écologique réussie.

Nous travaillons couramment avec Enercoop a sein de collectifs (notamment http://www.transitioncitoyenne.org/les-membres/). Lors de notre prochaine Université d’été, l’électricité sera sans doute fournie par Enercoop

Aussi, vous serait il possible de corriger la page en précisant que cette contribution ne reflète pas la position d’Attac.

Cordialement
Gilles Sabatier

Christiane, d’ATTAC :

«   L’idée de promouvoir Enercoop est plus que discutable. L’idée a été suggérée qu’Attac propose une campagne d’adhésion à Enercoop. Cette idée est plus que discutable, pour plusieurs raisons.

Je rappelle d’abord rapidement qu’Enercoop est une coopérative de statut SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) qui s’est créée en  2005 et commercialise de l’électricité produite à base d’énergies renouvelables (ENR), hydraulique, éolien, solaire,… Enercoop ne produit (jusqu’à présent) aucune électricité mais est un simple intermédiaire qui l’achète à des producteurs « verts » et la revend. Le prix de l’électricité y est plus cher, Enercoop explique que ce prix repose sur la réalité du coût d’approvisionnement. Les usagers qui décident de se fournir chez Enercoop le font sur une base d’engagement écologiste pour soutenir l’électricité « verte », en favorisant une coopérative, donc un objectif étranger à la recherche de profit.

Malheureusement cet engagement, aussi estimable qu’il soit, n’entraîne pas le soutien escompté aux ENR. Je précise que, comme beaucoup de personnes et malgré les critiques qui suivent, je trouve sympathique l’idée d’une coopérative visant à développer les ENR… mais raison de plus pour en pointer les insuffisances et tenter d’améliorer la formule. Continuer la lecture de « Discussion Enercoop : position d’Attac »