Lettre ouverte à M. le Préfet de l’Aisne

À l’attention de M. Nicolas Basselier, Préfet de l’Aisne.
Monsieur le Préfet,

Nous avons pris connaissance du projet de M. Alexandre Pamart, pour établir un élevage de 40 000 poules pondeuses sur la commune de Cœuvres-et-Valsery.
Le dossier qui a été déposé en Mairie nous semble décalé puisqu’une mise en observation correspond à l’ouverture d’une installation classée. Or il est indispensable qu’une étude environnementale soit établie par le porteur de projet, ce qui a d’ailleurs été demandé par courrier à M. Pamart le 21 août dernier (cf pièce jointe).
Parmi les points qu’une telle étude devrait élucider, ce sont tous les aspects relatifs aux médicaments et antibiotiques qui ne manqueront pas d’être administrés aux animaux, avec l’impact probable sur l’environnement. L’épandage sur les terres alentour, dans une zone sujette à des coulées de boues, risque d’avoir des conséquences sur la zone du Ru de Retz, et ses marais, riches en plantes et animaux sauvages.


En conséquence, nous demandons à ce qu’une information plus précise sur ce projet soit donnée aux habitants des villages concernés. Il existe déjà plusieurs élevages équivalents dans la région proche, et il nous semble que la taille de cette exploitation ne correspond plus aux demandes des consommateurs, en qualité des produits et en impact sur l’environnement.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sincères salutations.
Le Collectif 2035

Projet d’élevage de poules pondeuses à Cœuvres-et-Valsery

REACTIONS AU PROJET D’ÉLEVAGE DE POULES PONDEUSES  À CŒUVRES-ET-VALSERY ET DANS LA RÉGION

Lettre-pétition

Des habitants de Cœuvres-et-Valsery et des communes alentour se disent concernées par le projet de poulailler envisagé au Murger à Coeuvres-et-Valsery.

Le collectif 2035 rejoint leur préoccupation.

Ils souhaitent s’adresser au promoteur de ce projet pour qu’il ouvre un débat et reconsidère les points qui leur semblent problématiques dans ce projet.

  1. Le projet prévoit 40.000 bêtes. Bien que soit posé le principe d’un élevage de « poules en plein air » – bien sûr préférable à un élevage en batterie – la quantité envisagée  est disproportionnée par rapport à cette qualité.
  2. Le terrain de parcours présente une surface « aux normes » mais le nombre de poules rend de fait ces normes peu crédibles puisque le terrain devient trop vaste pour être réellement parcouru par les poules.
  3. La surface d’élevage du local prévu (2008 m2) ne permet pas l’hébergement de 9 poules au m2, seuil limite de la norme dite «plein air». Elle logera presque 20 poules au m2, ce qui dépasse de 25 % le niveau habituel des élevages en batterie que l’on veut éviter.
  4. Le nombre de bêtes cohabitant oblige au recours systématique aux antibiotiques, qui se retrouveront dans les fientes, donc dans les terres. Il en va de même de virus (salmonelles et autres).
  5. L’épandage de produits pharmaceutiques et de possibles virus dans des terres fréquemment lessivées par les fortes pluies et parfois à la limite de l’inondation induit un déversement de ces matières dans les vallées et dans les villages où l’on a vu maintes fois des rivières de boues dévaler des plateaux.
  6. Leur définition comme « matière sèche » n’est pas convaincante de ce fait. Aussi bien, en cas de sécheresse persistante, elles se volatiseront pour partie dans l’air ambiant, puisqu’elles seront enfouies à peu de profondeur.
  7. La surconcentration de volailles présente des risques accrus d’épidémies, comme il a été dit et répété lors de l’ancienne crise de la « grippe aviaire », et encore en 2017 dans le sud-ouest avec les élevages de canards.
  8. Ces crises sanitaires obligent fréquemment à sacrifier massivement les élevages dans de vastes régions, les plus gros élevages menaçant la viabilité de tous les autres par crainte d’épidémie et mesures d’éradication préfectorales. Ces calamités ont un coût considérable pour les éleveurs et pour les fonds publics.
  9. Un très grand nombre de distributeurs et de transformateurs se sont engagés à ne plus se fournir en œufs de batterie (c’est déjà effectif pour nombre d’entre eux, et à plus ou moins brève échéance pour les autres). A terme, il est clair que des « œufs plein air » qui ne le seraient pas réellement ne trouveront pas de débouchés.
  10. Des distributeurs d’œufs recherchent des sites où implanter des élevages « plein air » : la quantité optimale admise est de 8000 volailles.
  11. Le fait que des projets approchant sont annoncés dans d’autres communes peu éloignées amène la question de l’effet de nombre de ces exploitations, qui démultiplie les effets et les risques de chacune d’entre elles en menaçant de transformer le secteur en dépôt concentré de ces problèmes.
  12. Il est peu probable que l’automatisation du système génère spécialement des emplois.

En conclusion nous demandons que soit déclarée une enquête publique, pour que l’information circule mieux auprès de l’ensemble des communes concernées ; nous invitons le promoteur de ce projet à convenir d’une réunion d’information et d’échange pour en discuter.

Le Collectif 2035

Lien vers le dossier complet :  aisne.gouv.fr.

Réaction au projet, à envoyer par mail à l’adresse

ddt-participation-public-icpe@aisne.gouv.fr

Lettre de réponse de M. Alexandre PAMART, agriculteur porteur du projet (format PDF)

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

Et si on créait une monnaie locale ?

Depuis ce jour de décembre 2015 où le collectif a été lancé, le petit groupe qui s’est mobilisé sur l’idée d’une monnaie locale n’a pas cessé de se réunir, de s’informer, de réfléchir, d’avancer. Cette année de mobilisation enthousiaste permet aujourd’hui d’envisager de rendre publique cette volonté de donner forme et existence à une monnaie locale.

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Ce sera l’occasion de rencontrer tous ceux qui pourront rejoindre le projet et le faire aboutir. Il faudra du temps et de l’énergie ! Venez et faites venir tous ceux que cela intéresse et interpelle au cinéma de Château-Thierry le dimanche 13 novembre à 18h15 pour la projection du film qui retrace la naissance du Sol Violette à Toulouse. Elle sera suivie d’une présentation du projet et d’un débat animé par Joackim Lebrun de l’APES (Acteurs pour une Economie Solidaire) qui a, entre autres, accompagné la création de la MLCC la Bousol’ à Boulogne sur Mer.

« L’intérêt général & moi » au cinéma de Villers

Novembre est déjà là.
Comme les années passées, j’ai la chance de pouvoir vous présenter quelques films du mois du documentaire à Villers puisque Vincent me fait encore cette année l’amitié de me le permettre.
Le premier rendez-vous aura lieu dimanche prochain le 6 novembre à 18h.
Le film que nous avons choisi – L’intérêt général & moi – s’inscrit dans cette réflexion qui se poursuit maintenant depuis 3 ans sur le monde où nous vivons et sur ce que nous pouvons faire face à lui.
Cette fois le cinéma se met à l’écoute de ce qu’il advient de la notion d’intérêt général quand elle est invoquée quand il s’agit de grands projets – Notre Dame des Landes par exemple. Et cela arrive constamment : à l’occasion de la création d’une décharge, de la mise en oœuvre de nouvelles formes d’extraction minière, ou de nouvelles sources d’énergie, etc.
Quoi de plus inattaquable que l’intérêt général? Et pourtant, le film va nous dévoiler  ce qu’il lui arrive de recouvrir, la manière dont elle est gauchie.
J’espère que j’aurai aussi la chance de partager ce moment de projection avec bon nombre d’entre vous.

Lecture-spectacle de « Climats » de Laurent Grisel avec Elodie Barthélémy

A Chézy-en-Orxois, au « Manoir Imaginaire », chez Chantal, 6 rue du Couvent, le dimanche 2 octobre à 18h30, retrouvons-nous pour la lecture-spectacle de « Climats », poème-manifeste de Laurent Grisel – http://www.publie.net/livre/climats-laurent-grisel/

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Elodie Barthélémy, artiste plasticienne, performeuse et scénographe l’accompagne. Laurent Grisel s’assoie au cœur du cercle des spectateurs et débute la lecture de son poème-manifeste Climatshttp://www.imagine3tigres.net/spip.php?rubrique35. Il en choisit des extraits selon l’humeur et le lieu, variant lectures « chaudes » ou « froides », ou s’orientant vers des thèmes particuliers comme les arbres ou l’eau. Comme l’écrit François Rannou sur la 4ème de couverture de l’édition, ce texte audacieux « prend la question du climat sous tous ses aspects : physique, psychologique, politique et financier ». Son poème rejoint l’ambition des anciens poèmes didactiques dans lesquels poésie et science s’allient, pour nous donner une plus ample vision du monde. Il donne à entendre cette épopée qui sous tous les climats dresse en héros les Indiens Munduruku ou Hansen « le rigoureux, l’émotif » ou simplement la Nature elle-même dans sa puissance, dans son silence bruissant. Écoutons ce chant rythmé qui offre à l’homme tout simplement une possibilité de futur. Au fond il faut un poème pour que la conscience de l’Éternité (« la mer allée/ avec le soleil ») puisse nous en montrer la fragilité et qu’elle nous éveille à une pleine conscience de notre humanité : il nous reste à sentir, comprendre et agir. Un très beau texte dont la portée forte nous touche. Et apportons quelques nourriture à partager pour terminer la soirée.

Des portes ouvertes à La Ferté-Milon

Samedi 17 septembre et dimanche 18 septembre, La Ferté Milon continue de bouger. Ce sont à présent des artistes travaillant à Milon qui ouvrent leurs portes à l’occasion des journées du patrimoine.

Emmanuel Bravo (sculpture) / Chantal de Colombel (bijoux) / DUB (sculpture) / Walter et Arlette Feltrin (mosaïque) / Corine Ferté (peinture) / Jeanine Gileta (peinture) / Carole Goldie (céramique) / Josepha Goldie (céramique) /  Renée Koch (peinture) / Le Gilou (sculpture) / Bernard Mélois (sculpture) / Aurore Merlot (laque) / Mirev et Elise (photo) / Olivier Modr (photo)  / Charlotte Noël (illustration) / Ella Prokopeck (peinture) / Rakek Prokopeck (photo)

capture-decran-2016-09-07-a-15-41-54Les membres du collectif en reconnaîtront certains… Et cette initiative s’inscrit naturellement dans cette volonté d’ouverture et d’expression publique que le collectif incarne.

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Projection du film DEMAIN à Crouy

Le petit groupe de Crouy-sur-Ourcq qui porte cette initiative d’une projection du film DEMAIN – Stéphanie, Laure Agnès, Danielle et Soumia (l’éditrice de Ma Poule ! ) – vous attend donc le vendredi 23 septembre à 21 h à la salle des fêtes. demain-affiche-version-3

Nous y serons pour introduire le film et présenter le collectif. Faisons circuler l’information autour de nous et découvrir ce film et ce qu’il déclenche.

Projet et design collectif au Relais du Fournet

Samedi 16 juillet de 9 heures à 17 heures, au Relais du Fournet se tiendra l’atelier participatif « Projet et design collectif » qui avait été évoqué le 20 mai dernier lors de la conférence donnée à Coyolles par Damien Paris de Perm’api. Il s’agit d’envisager ce que peut être créer, bâtir, cultiver, partager en harmonie avec la nature. Il s’agit aussi de passer à l’action. L’atelier est gratuit mais sur inscription.

Au programme : visite du lieu ; les grandes lignes du projet : vision de Viviane Grandmougin et Damien Paris; tour de table : compétence et envie de chacun par rapport au projet. Repas « auberge espagnole » chacun amène son pic nique, on partage, on échange… Atelier design collectif : par groupe ou en individuel, imaginez le lieu. A quoi pourrait-il ressembler quelles installations vous imaginez, quelle dynamisme le lieu vous inspire… Ensuite, on restitue tous cela, on échange.
Public : toute personnes souhaitant participer activement à la création d’un projet, d’un lieu permacole au relais nature du Fournet.
Inscription : nous contacter via le formulaire du site ou à l’adresse permapi@hotmail.fr
Matériel à prévoir : vêtements et chaussures adaptés en cas de pluie (pour la visite),
feuilles ou bloc-notes, crayons, crayons de couleurs, feutres, règles … votre repas
Lieu : Relais Nature du Fournet Route de Walligny 02600 Coyolles
Viviane GRANDMOUGIN