Projection du film « C’est pas fini » à Château Thierry

Beaucoup d’entre nous se souviennent de la mobilisation qui a eu lieu ces dernières années contre l’exploitation du pétrole de schiste alors que l’état avait octroyé au pétrolier  Toréador le permis de recherche et d’exploitation de Château-Thierry.
Anne de Galzain, réalisatrice, s’installe dans la région en août 2013. Elle découvre cette mobilisation et rejoint le Collectif du Pays Fertois et décide de « se battre caméra à la main ». Elle enregistre au fil des mois des moments de cette lutte. Elle décide d’en faire un film et réalise quelques interviews de membres du collectif qui en éclairent l’histoire. Aujourd’hui le film est terminé. Il s’intitule  « C’est pas fini » et retrace l’histoire de cette résistance : l’installation d’une plateforme à Jouarre en Seine-et-Marne sur le permis de Château-Thierry par le pétrolier américain Hess Oil, au lendemain des grandes manifestations qui ont conduit à la loi Jacob empêchant toute exploitation des gaz et pétrole de schiste en France, la création du collectif, le bras de fer entre celui-ci, les autorités françaises et le pétrolier, l’activité incessante des membres du collectif pour déjouer les pièges administratifs et juridiques et finalement la manière dont il va gagner contre le pétrolier.
« C’est pas fini » sera projeté au cinéma de Château-Thierry le dimanche 27 janvier à 18h30.
Anne de Galzain le présentera et la projection sera suivie d’une rencontre autour d’un pot.
Allons-y nombreux.

Qu’est-ce qu’on attend?

Ce pourrait être une incitation à l’action, un étonnement … voire un reproche. C’est un titre de film réalisé par Marie-Monique ROBIN. Le film DEMAIN posait déjà cette question implicitement puisqu’il montrait d’autres possibles en action. Mais on était du côté de la thèse, de l’enquête, de la démonstration. Ici on est à la fois plus modeste – ce changement en train de se faire n’a pas la planète pour cadre, mais une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants – et plus incitatif : le changement, c’est possible, ici et maintenant, à une échelle même très locale et il peut toucher tous les domaines.

Dès 2009 l’initiative de la municipalité d’Ungersheim prend la forme d’un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXI ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire pour réduire la dépendance au pétrole, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). On peut consulter ici la bande annonce du film.

 

Et si on créait une monnaie locale ?

Depuis ce jour de décembre 2015 où le collectif a été lancé, le petit groupe qui s’est mobilisé sur l’idée d’une monnaie locale n’a pas cessé de se réunir, de s’informer, de réfléchir, d’avancer. Cette année de mobilisation enthousiaste permet aujourd’hui d’envisager de rendre publique cette volonté de donner forme et existence à une monnaie locale.

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Ce sera l’occasion de rencontrer tous ceux qui pourront rejoindre le projet et le faire aboutir. Il faudra du temps et de l’énergie ! Venez et faites venir tous ceux que cela intéresse et interpelle au cinéma de Château-Thierry le dimanche 13 novembre à 18h15 pour la projection du film qui retrace la naissance du Sol Violette à Toulouse. Elle sera suivie d’une présentation du projet et d’un débat animé par Joackim Lebrun de l’APES (Acteurs pour une Economie Solidaire) qui a, entre autres, accompagné la création de la MLCC la Bousol’ à Boulogne sur Mer.