« L’intérêt général & moi » au cinéma de Villers

Novembre est déjà là.
Comme les années passées, j’ai la chance de pouvoir vous présenter quelques films du mois du documentaire à Villers puisque Vincent me fait encore cette année l’amitié de me le permettre.
Le premier rendez-vous aura lieu dimanche prochain le 6 novembre à 18h.
Le film que nous avons choisi – L’intérêt général & moi – s’inscrit dans cette réflexion qui se poursuit maintenant depuis 3 ans sur le monde où nous vivons et sur ce que nous pouvons faire face à lui.
Cette fois le cinéma se met à l’écoute de ce qu’il advient de la notion d’intérêt général quand elle est invoquée quand il s’agit de grands projets – Notre Dame des Landes par exemple. Et cela arrive constamment : à l’occasion de la création d’une décharge, de la mise en oœuvre de nouvelles formes d’extraction minière, ou de nouvelles sources d’énergie, etc.
Quoi de plus inattaquable que l’intérêt général? Et pourtant, le film va nous dévoiler  ce qu’il lui arrive de recouvrir, la manière dont elle est gauchie.
J’espère que j’aurai aussi la chance de partager ce moment de projection avec bon nombre d’entre vous.

Lecture-spectacle de « Climats » de Laurent Grisel avec Elodie Barthélémy

A Chézy-en-Orxois, au « Manoir Imaginaire », chez Chantal, 6 rue du Couvent, le dimanche 2 octobre à 18h30, retrouvons-nous pour la lecture-spectacle de « Climats », poème-manifeste de Laurent Grisel – http://www.publie.net/livre/climats-laurent-grisel/

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Elodie Barthélémy, artiste plasticienne, performeuse et scénographe l’accompagne. Laurent Grisel s’assoie au cœur du cercle des spectateurs et débute la lecture de son poème-manifeste Climatshttp://www.imagine3tigres.net/spip.php?rubrique35. Il en choisit des extraits selon l’humeur et le lieu, variant lectures « chaudes » ou « froides », ou s’orientant vers des thèmes particuliers comme les arbres ou l’eau. Comme l’écrit François Rannou sur la 4ème de couverture de l’édition, ce texte audacieux « prend la question du climat sous tous ses aspects : physique, psychologique, politique et financier ». Son poème rejoint l’ambition des anciens poèmes didactiques dans lesquels poésie et science s’allient, pour nous donner une plus ample vision du monde. Il donne à entendre cette épopée qui sous tous les climats dresse en héros les Indiens Munduruku ou Hansen « le rigoureux, l’émotif » ou simplement la Nature elle-même dans sa puissance, dans son silence bruissant. Écoutons ce chant rythmé qui offre à l’homme tout simplement une possibilité de futur. Au fond il faut un poème pour que la conscience de l’Éternité (« la mer allée/ avec le soleil ») puisse nous en montrer la fragilité et qu’elle nous éveille à une pleine conscience de notre humanité : il nous reste à sentir, comprendre et agir. Un très beau texte dont la portée forte nous touche. Et apportons quelques nourriture à partager pour terminer la soirée.

Le schéma directeur de la ligne P – La Ferté Milon Paris Est

Lors du comité de la ligne P, le schéma directeur de développement de cette ligne a été présenté. On trouvera dans ces 2 liens : le rapport du  Comité de la ligne P et le Schéma directeur de la ligne P 2016-2035

Si je résume les points qui nous concernent directement : 1°) il y a inscrit dans le schéma pour 2016 : l’adaptation de l’offre sur Paris Château Thierry qui se traduirait par l’adjonction d’un train supplémentaire direct quotidien sur Château Thierry-Paris EN LIEU ET PLACE D’UN TRAIN LA FERTE MILON-PARIS. Bien sûr nous avons contesté la légitimité de cette proposition qui envisage de faire disparaître un train (probablement direct) des horaires La Ferté Milon-Paris. Ce qui paraît surtout extrêmement contestable, c’est que la SNCF et le STIF décident de cela sans aucune concertation et inscrivent cette mesure dans un schéma directeur sans aucune précision. Quel train sera supprimé? C’est vrai que c’est une chance formidable d’avoir un train par heure pour Paris ; c’est vrai que les 2 directs de 6h18 et de 7h18 le matin dans le sens Milon-Paris créent une fréquence encore plus rapprochée que la fréquence horaire du reste de la journée –  puisque l’on a moins d’une heure entre le 6h01, le 6h18, le 7h01, le 7h18 et le 8h01, idem pour le retour du soir avec le 17h05 et le 18h05 qui s’intercalent entre le 16h51, le 17h51 et le 19h51. MAIS CE SONT DES DIRECTS ET DONC UN VRAI CONFORT POUR LES PASSAGERS DEPUIS LA FERTE MILON et la moindre des choses serait qu’une vraie concertation ait lieu pour savoir quels aménagements horaires réaliser. 2°)  A l’horizon 2021, il y a la prévision de remplacer le matériel actuel par des Autorails Grande Capacité (AGC) adaptés. Ce point est plutôt positif (mais peut-on le déconnecter du point précédent?) puisqu’il semble indiquer qu’on ferait un pas de plus vers l’électrification de la ligne, donc vers son maintien et une meilleure exploitation (puisqu’on aurait des machines de remplacement possibles ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec les machines hybrides (électricité/diesel) requises par l’électrification partielle (jusqu’à Trilport) de la ligne). Le montant de 60 à 65M€ de travaux annuels sur la ligne P de 2016-2020 qui pourrait aller dans ce sens, ne précise pas exactement ce qui concerne notre portion de la ligne P. 3°) Rien à plus long terme : ni dans le plan à 2025 ni dans le plan à 2030.

Au total, une position très mitigée surtout en face d’une  situation présente très chaotique qui se caractérise par  : a) beaucoup de retards, beaucoup de suppressions de trains, beaucoup de fragilités des matériels. b) une très mauvaise information : quand un train est supprimé, on l’apprend souvent en cours de route, aucune annonce dans le train ni en gare la plupart du temps. c) des conditions de transport très pénibles aux heures de pointe : quand on rejoint la ligne Chateau Thierry Paris (à Meaux ou Trilport), on est très souvent debout aux heures de pointe. d) un problème tarifaire qui n’est même pas envisagé : s’il y a un passe navigo à 70€/mois ou 60€/sur 12 mois de Crouy à Paris (donnant aussi accès à toutes les lignes RATP et RER), le complément Crouy La Ferté Milon semble une tolérance puisque normalement ce qui est prévu ce sont des abonnements Picardie (Milon n’étant pas en Ile de France). De plus quand il n’y a pas de train sur Milon (ce qui arrive souvent), les passagers qui se replient sur Villers-Paris Nord ne peuvent se servir de leur abonnement et cela crée des « discussions enflammées » avec les contrôleurs et des risques d’amendes. e) la question de la concertation avec les usagers et avec les collectivités territoriales (en particulier les mairies) se pose de manière très forte (les représentants des mairies de Meaux, Trilport, Château Thierry, etc. ont protesté très fort du fait qu’ils n’étaient pas au courant des projets et de la mise au point des schémas directeurs qui semblent-ils n’ont été débattus qu’avec le STIF donc la région Ile de France. Une réunion doit entériner le schéma directeur (jusqu’en 2030!!!!) le 1er juin et rien ne permet de savoir ce qui a été intégré de la réunion du comité de ligne de fin avril. On ne peut être rassurés sur ce qui va être adopté et en tout cas sur une démarche qui prenne en compte les attentes et les préoccupations et des usagers et des collectivités territoriales en particulier municipales.

Dialogues agricoles

La notion de « village » a changé de manière radicale au cours des 10 dernières années. J’ai récupéré, grâce à Michel Doutreluigne, un film qui avait été tourné à Préciamont au tournant de la dernière guerre.

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On y voit tout un village qui travaille pour la ferme.

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On y voit une fête à laquelle participent des dizaines de personnes à l’évidence employées de la ferme. Aujourd’hui ces mêmes villages font partie de ce que Christophe Guilluy analyse fort bien – dans son ouvrage éponyme – comme étant « la France périphérique ». Y vit à côté des habitants traditionnels une population de rurbains (des urbains vivant ailleurs qu’en ville) et les modes de vie se rapprochent et s’homogénéïsent. On peut dire que le « village » se définit principalement comme un lieu d’habitation. Habiter est une des fonctions vitales qui s’y maintient, les autres – comme la socialité, les loisirs, la fête, la formation, l’activité économique (autre que l’agriculture), le commerce, etc. – n’y sont pas ou plus. En parallèle du fait des mêmes facteurs d’évolution, le monde agricole a changé. Autour de ce « lieu d’habitat groupé » auquel se ramène Préciamont comme tant d’autres villages, les « champs » sont en fait une « zone d’agriculture industrielle » et la « forêt » … une mine d’exploitation industrielle du bois. C’est cette situation dont nous ne pouvons nous accommoder, ce sont ces autres fonctions collectives que nous souhaitons recouvrer dans le village. Nous ne sommes pas naïfs au point de croire que ces tendances profondes de la société contemporaine, globalisée et techniciste changeront par un coup de baguette magique. Mais nous croyons que la réflexion, l’information, l’initiative sont des jalons très importants pour qu’un changement soit possible et que la situation écologique et sociale l’imposera. Et nous avons la conviction que cela doit en particulier conduire à chercher les voies du dialogue entre les acteurs de cette vie locale. Celui-ci a commencé du fait des projections de films autour de l’environnement que nous avons montées depuis 2 ans avec Vincent au cinéma les Clubs à Villers Cotterêts. Il s’est poursuivi par des discussions informelles avec Marc, exploitant à Préciamont, autour de ces questions des traitements, des performances de l’agriculture industrielle et de l’agriculture bio et artisanale. Des discussions avec aussi plusieurs autres acteurs autour de la question d’une terre pour un maraîcher ou un verger de village ont aussi commencé. Le collectif permet ces amorces de dialogue. Ce n’est pas rien. Il n’y a pas si longtemps que j’ai entendu quelqu’un me dire : mais ici, on ne parle pas facilement… Nous envisageons d’ouvrir aussi le même espace de discussion avec les exploitants forestiers. Nous nous proposons d’en tenir la chronique dans ces pages.

AMAP le Cabaret des Oiseaux à Marolles

L’AMAP de Marolles, initiée par Réka Csepeli et Karim Lapp, prépare sa nouvelle saison avec François Plotton qui est installé au Lieu Restauré. Une réunion d’information est programmée pour le vendredi 22 avril à 19h30 à l’Echo de L’eau, chez Réka et Karim, 18 rue des foulons, à Marolles où ont lieu les distributions.
serres amapIl est encore possible de la rejoindre, François pouvant augmenter le nombre de paniers, n’hésitez donc pas à venir à cette réunion et à diffuser l’information autour de vous!
En plus du panier de légumes de François, il y aura cette année de nouveaux produits :
– Carole, de La Ferté-Milon, a obtenu auprès de M. et Mme Maclart, de la ferme des Charmettes, au Plessis sous Autheuil-en-Valois, des tarifs pour des jus de fruits bio.
– Adrien Messean, producteur de viande bovine, propose également un contrat, avec une possibilité de 2 livraisons par an (dont une première en juin), et un paiement en plusieurs fois. Adrien participera à cette réunion du 22 avril.
Cette réunion d’information et de réadhésion sera également l’occasion de relancer les contrats (légumes et pain auprès de Gilles Dupont), ainsi que d’en commencer d’autres (jus et viande).
Quant aux pommes fruit, il nous semble plus judicieux d’attendre la saison.
N’hésitez pas à contacter Réka Lapp-Csepeli pour toute question ou information complémentaires : reka.csepeli@free.fr
AMAP Marolles 2016 réunion d’inscritpion Continuer la lecture de « AMAP le Cabaret des Oiseaux à Marolles »

Défendre le transport ferroviaire

Le 25 mars 2016, à la mairie de La Ferté-Milon à 19h30, Claude Mwangelu, directeur de affaires territoriales de la SNCF et Jérôme Fontaine, directeur de réseau adjoint de la SNCF avaient organisé une réunion pour répondre aux questions concernant la suspension du trafic ferroviaire annoncée au 1er avril 2016 sur la ligne La Ferté-Milon Fismes et les inquiétudes exprimées sur le trafic du fret.
Céline Le Frère, maire de La Ferté-Milon, Jacques Krabal, député-maire de Château-Thierry étaient présents. Parmi le public, des représentants des usagers et l’une d’entre nous. Un tract manifestant notre présence a été remis aux organisateurs.
La suppression de cette ligne s’explique par la visée rentabiliste qui s’est imposée dans le transport depuis des années et qui s’aggrave encore. Il semble à craindre que les changements ne s’arrêtent pas là et que la ligne La Ferté-Milon – Paris puisse être elle aussi dans le collimateur, ce qui serait un recul formidable. Une mobilisation s’impose à un moment où la prise de conscience des enjeux climatiques devrait conduire à favoriser les modes de transport les moins consommateurs d’énergies fossiles et les moins dispensateurs de CO2 dans l’atmosphère. Le remplacement du train par des services de cars ne va pas dans ce sens. Moins il y aura de desserte ferroviaire, plus le recours à la voiture deviendra une obligation coûteuse et polluante. Par ailleurs il est temps de mettre en place de véritable organes de décisions démocratiques pour décider dans ces domaines qui touchent à la vie de tous et de ne pas se contenter de concertation a postériori qui ne servent qu’à entériner des décisions prises.
Non au recul du rail !

Une mare de village, à Préciamont … un patrimoine naturel, un repère de socialité

Nice a sa promenade des anglais, Paris la Tour Eiffel … Préciamont ..,son asperge…
Mais ça, c’est pour les touristes… D’accord il y a moins de touristes à Préciamont qu’à la Tour Eiffel, mais il n’empêche, l’asperge, c’est pour eux…
Mais pour nous, préciamontais, il y a une autre attraction. La place ? Elle n’existe plus depuis que le calvaire a été décentré pour permettre le passage des autos. Le lavoir ? Il est discret. Mais il y a … la mare !

la mareQuel jeune n’y a pas pêché ? Et une fois adulte, chacun garde au cœur le souvenir de ces moments d’enfance.
Je m’en suis rendu compte quand j’ai un peu toiletté cet endroit à côté duquel nous sommes installés au nombre de gens, jeunes et vieux, qui sont venus voir ce qui s’y passait.
J’ai appris de l’un que ce ne serait pas une mare mais un « pédiluve » où les bêtes se trempaient. Le fond en serait pavé et descendrait en pente jusqu’à près d’un mètre.
Aujourd’hui on ne le devinerait pas parce qu’elle est envasée.
Pourtant elle est vivante ! Les poissons s’y portent bien, assez pour que les jeunes pêcheurs amateurs s’exercent à les attraper et à les remettre à l’eau sans leur faire (trop) de mal. Il y a même une tortue.
Il faudrait la curer, mais ce serait dommage de le faire brutalement. Même avec les fortes chaleurs de cet été, même avec quelques décharges indélicates de tontes ou d’encombrants qu’elle subit parfois, la mare s’est équilibrée. Je l’ai un peu aidée en retirant le trop de nénuphars, ce que je pouvais d’orties envahissantes, en dégageant les murets qui la bordent.
Bien sûr il faudrait retirer de la vase ne serait-ce que pour avoir une vraie réserve d’eau, peut-être utile en cas d’incendie. L’idéal serait de le faire par 1/3 pour ne pas détruire toute la vie qui s’y est acclimatée. Et en hiver pour ne pas bouleverser les reproductions. Il y a des grenouilles et des crapauds.
Bien sûr il faudra faire venir une entreprise. Mais on pourrait aussi en faire l’occasion d’une prise de conscience de ce qu’est un environnement, de ce qu’est le patrimoine de la commune. En plus ce serait une façon de la garder dans son jus, dans son authenticité sans la transformer en un espace vert digne de n’importe quelle banlieue.
Les bonnes volontés sont priées de se faire connaître si elles veulent contribuer à améliorer l’état de la mare.

Une AMAP à Marolles

Chaque vendredi vers 19 heures, une certaine animation règne 18 rue des Foulons.
Peut-être vous êtes-vous demandé ce qui pouvait bien se passer…
C’est qu’il y a maintenant 4 ans, Réka Csepeli-Lapp et Karim Lapp ont eu l’idée et la volonté de créer une « AMAP », une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Le cabaret des Oiseaux.
Curieux que d’anciens parisiens soient à l’origine d’une initiative paysanne ? Pas tant que ça. Les villages changent. Les problèmes, les besoins et les solutions sont les mêmes pour tout le monde. En particulier la volonté de manger des produits sains, de privilégier l’approvisionnement de proximité, d’éviter les intermédiaires et de participer à cette dimension vitale qu’est le fait de se nourrir.
Ils ont réuni autour d’eux une trentaine de personnes – dont de nombreux marollais et préciamontais – prêtes à rentrer dans la démarche. Ils ont rencontré un maraîcher bio – François Plotton – installé aujourd’hui au Lieu Restauré. Chaque semaine, sauf une partie de l’hiver, les membres de l’AMAP qui s’abonnent à ces distributions, reçoivent un panier abondant de légumes frais, produits sur place. On ne choisit pas ses légumes, même si en fin de saison on peut émettre des avis sur le contenu des paniers. Tout dépend de ce qui pousse et est cueilli la veille de la distribution.
Des contrats de pain bio avec Gilles Dupont ont aussi été mis en place.
Le prix du panier est décidé en assemblée et tient compte des coûts de production, aujourd’hui 12€ par semaine. L’idée est aussi de permettre de faire prendre conscience du vrai prix des aliments. Et aussi des efforts que cela représente de produire, puisque les amapiens donnent aussi un coup de main pour certaines tâches : monter des tunnels, aider à la mise en place de systèmes d’irrigation, replanter, etc.
Enfin les AMAP entendent participer à la lutte contre les pollutions et les risques de l’agriculture industrielle et favoriser une gestion responsable et partager des biens communs.
Cette initiative très forte permet aussi des échanges et est une forme de socialité qui tient à cœur à tous ceux qui y participent.
N’hésitez pas à demander des informations à ceux qui en font partie, et a aussi à l’adresse de Réka : reka.csepeli@free.fr